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Elections en Grèce : Un enjeu de taille

le 6 mai 2012 à 15:15 

Les Grecs ont déjà commencé à voter ce matin pour renouveler leur Parlement dans un scrutin suivi dans toute l’Europe.

Ce dernier devrait donner un signal sur la capacité du pays à poursuivre ses efforts de redressement et à se maintenir dans l’euro. Les bureaux de vote ont ouvert à 08h 00 locales (05h 00 GMT), sans affluence dans l’immédiat, et fermeront à 20h 00 locales (17h 00 GMT).

Un sondage, à la sortie des bureaux de vote, sera diffusé par les grandes chaînes de télé devant fournir une première estimation. «Tout se déroule normalement. Je pense qu’il y aura une participation massive», a commenté le ministre de l’Intérieur, Tassos Yannitsis, responsable de la bonne organisation du scrutin. «L’orientation stratégique» de la Grèce et «son avenir pour les prochaines décennies» se jouent dans ces élections, a prévenu durant la campagne, l’actuel Premier ministre, Lucas Papademos, nommé depuis novembre à la tête d’un gouvernement de coalition pour négocier le deuxième plan d’aide international au pays et l’effacement d’une partie de sa dette.

«Aujourd’hui le peuple vote pour l’avenir de ses enfants, pour la stabilité, la croissance, la sécurité et la justice», a déclaré pour sa part le leader conservateur, Antonis Samaras, premier dirigeant à voter dans sa circonscription du Péloponnèse (Sud). Favori du scrutin face à son rival socialiste Evangélos Vénizélos, il n’est toutefois crédité que d’environ 25 % des voix, contre 33,4 % en 2009, ce qui obligerait le pays à se trouver un gouvernement de coalition.

L’option la plus probable retenue jusque-là est celle d’une alliance entre la Nouvelle-Démocratie de M. Samaras et du Pasok de M. Vénizélos, déjà unis depuis novembre au sein d’un exécutif de crise, qui a remis le pays sur la voie du redressement. Mais les quelque 9,8 millions d’électeurs pourraient compromettre ce scénario, qui a la faveur des décideurs européens et économiques, en tournant massivement le dos à ces deux piliers de la vie politique, rendus collectivement responsables de la débâcle de la Grèce dont ils se partagent la direction depuis le retour de la démocratie en 1974.

Sanctionné comme jamais dans son histoire pour s’être plié depuis deux ans aux diktats d’ajustement et de réformes de l’UE et du FMI, le Pasok socialiste devrait perdre plus de la moitié de ses 44 % d’électeurs de 2009.

La capacité du pays à poursuivre ses efforts de redressement, qui conditionnent son maintien sous perfusion financière par l’UE et le FMI, dont il dépend même pour payer salaires et retraites dans la Fonction publique, dépendra du coup de l’ampleur du ralliement au bloc du «non», un assemblage hétéroclite allant de l’extrême droite à l’extrême gauche, dont le programme de rejet de l’austérité a dominé la campagne.

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