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François Hollande : « Je suis le président de la jeunesse de France »

le 7 mai 2012 à 6:12 

La France est passée à gauche. 17 ans après l’avènement de Mitterrand à l’Elysée, un autre François en la personne de Hollande vient de mettre fin à l’hégémonie de la droite et à l’ère du règne de Sarkozy.

A  51,8 %, François Hollande et la gauche plurielle ont réussi le pari de convaincre et surtout de dissiper les craintes et les peurs des Français, surtout en ces moments de crise. 31 ans après l’élection de François Mitterrand, ce sont les mêmes scènes de liesse, que ce soit à Paris, rue Solferino, ou dans la France profonde. Selon les estimations des instituts de sondage diffusées à 20h00, le député de Corrèze est élu avec 51,9% des voix contre 48,1% au président sortant Nicolas Sarkozy (Harris Interactive), avec 51,8% contre 48,2% (CSA), 52% contre 48% (TNS Sofres-Sopragroup), 51,9% contre 48,1% (Ipsos- Logica Business Consulting).

Le taux de participation quant à lui dépasserait les 80% au second tour du scrutin, selon les instituts. A 57 ans, François Hollande, qui n’a jamais exercé de fonctions gouvernementales en trente années de carrière, devient le septième président de la Ve République à sa première candidature, comme Nicolas Sarkozy en 2007 ou Valéry Giscard d’Estaing (1974) et Georges Pompidou (1969). Surnommé parfois «le Pompidou de gauche», François Hollande s’est engagé dès avant le verdict des urnes à une présidence «juste», réconciliatrice et rassembleuse, en rupture, n’a-t-il cessé de souligner, avec le quinquennat Sarkozy.

Ce tournant dans l’histoire politique française et européenne marque de fait un cinglant désaveu pour Nicolas Sarkozy, qui jusqu’au bout aura espéré en un sursaut de «la France silencieuse» mais n’aura jamais vraiment pris la mesure du désamour à son égard. Les politologues expliquent la sévérité du score tout autant par l’existence d’un désir d’alternance en France que par un rejet de la personne du président sortant. Nicolas Sarkozy, qui avait affirmé durant la campagne qu’il arrêterait la politique en cas d’échec, ne sera pas parvenu à surmonter son handicap du premier tour – il était arrivé en seconde position derrière François Hollande avec 27,18% – malgré la quête forcenée des suffrages des quelque 6,5 millions d’électeurs du Front national.

Cette stratégie a heurté jusque dans les rangs de la majorité, désormais con-frontée à une recomposition douloureuse, et poussé le centriste François Bayrou à un choix sans précédent, celui de voter pour le candidat socialiste. Nicolas Sarkozy est le 11e dirigeant de l’Union européenne déchu du pouvoir depuis la crise financière de 2008.

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