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Algérie : Quoi de prévu dans l’agenda avec François Hollande ?

le 8 mai 2012 à 6:01 

Officiellement déclaré président de la République française avec un score de 51,63 contre 48,37 pour Nicolas Sarkozy, François Hollande a pris pour les cinq années à venir pour diriger le pays. Ce qui laisse présager de meilleures perspectives entre Alger et Paris.

Sachant que la passation de pouvoirs entre le président élu et le sortant, Nicolas Sarkozy, a été fixée au 15 mai ; son investiture officielle à la tête de l’Etat devrait avoir lieu en début de semaine prochaine. Mais déjà l’agenda du septième président de la Ve République est déjà bien rempli, notamment celui réservé à l’international. Il est question notamment de sa rencontre, dimanche soir, avec la chancelière allemande Angela Merkel, du Sommet de l’UE, de son 1er G8 en juin, du Sommet de l’OTAN à Chicago (USA), le retrait des forces françaises de l’Afghanistan. Mais au-delà de ces engagements, restera la question de l’Afrique dans la politique étrangère du nouveau président.

A savoir quelles place et relations réserve le président socialiste pour l’Afrique, avec la situation que l’on sait au Mali et au Niger. Mais surtout quelle politique adoptera-t-il avec l’Algérie ? Lui que l’on sait, depuis des années, être le partisan des relations apaisées avec l’Algérie. Il est vrai que la pertinence de cette question ne viendrait à s’avérer qu’une fois les législatives des 10 et 17 juin acquises au Parti socialiste en obtenant la majorité absolue. C’est ce à quoi d’ailleurs s’attelle d’ores et déjà la patronne du PS, Martine Aubry, qui entend mener une bataille dont le résultat fera le nouveau rapport de force parlementaire, afin «d’avoir les mains les plus libres possible» et de n’être «l’otage de personne».

Aux dires de Pierre Moscovici, directeur de campagne de Hollande, qui affirmait à ce propos qu’«il faut que ce président ait demain une majorité pour gouverner», ce n’est, en effet, qu’une fois cette majorité acquise que François Hollande pourra «librement» mettre en application sa vision des relations algéro- françaises.

Rappelons à ce sujet qu’il avait de tout temps affirmer vouloir «en finir avec la guerre des mémoires» afin de passer à une autre étape, et «affronter les défis communs en Méditerranée». Est-ce à dire que le nouveau locataire de l’Elysée abandonnera les projets si chers à la droite française en matière de révision des accords migratoires avec l’Algérie ?

Sera-t-il plus souple sur la question de la mémoire et de la repentance concernant les crimes de guerre commis en Algérie. D’autant que son élection intervient dans un contexte historique particulier avec la célébration du 50e anniversaire par l’Algérie de la commémoration des Accords d’Evian.

En outre, il y a deux années de cela, alors qu’il se trouvait à Alger à l’invitation du FLN (Front de libération nationale), François Hollande avait dit qu’il voulait «refonder les relations algéro-françaises», et souhaité que l’avenir des deux nations «se construise ensemble». L’on s’autorise alors à croire à une embellie de la coopération politique, diplomatique, économique et sécuritaire entre les deux pays, notamment dans l’évolution de la conjoncture actuelle sur tous les plans dans le monde.

De ce fait, pour rester dans cette perspective de «construire ensemble», devra-t-on s’attendre, loin d’une politique d’import/export, à une meilleure et surtout véritable coopération économique entre les deux pays, qui se concrétisera par des investissements significatifs à valeur ajoutée qui s’inscrivent dans une relation de gagant-gagnant ? Sachant dans ce contexte que plusieurs gros dossiers industriels restent en suspens depuis bon nombre de mois, dont celui de l’implantation d’une usine du constructeur automobile Renault.

En termes de chiffres, la France est présente en Algérie à travers 450 entreprises qui emploient 35 000 salariés et génèrent plus de 100 000 emplois directs, selon les chiffres d Ubifrance (réseau algérien de l’agence française pour le développement international des entreprises). En outre, l’Algérie est le premier partenaire commercial de la France en Afrique et son troisième fournisseur de gaz au niveau mondial.

De son côté la France est le premier fournisseur de l’Algérie en 2011 avec une importante part de marché de 16% mais qui tend à se réduire face à la concurrence italienne et chinoise. Par ailleurs, pour son programme de 2012, la mission économique Ubifrance s’était fixée l’objectif d’accompagner 750 entreprises françaises cherchant à établir des partenariats avec des porteurs de projets algériens. Des objectifs qui restent à ce stade, car rien, ou presque, n’est réalisé sur le terrain. Les investisseurs français demeurent frileux pour s’engager en Algérie.

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Une réponse à “Algérie : Quoi de prévu dans l’agenda avec François Hollande ?”

  1. Buffalo Websites 19 mai 2012 23:53

    Peut etre avec Francois Hollande les relations franco-algerienne vont se degeler.

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