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Guinée-Bissau : condamnation internationale du putsch militaire

le 14 avril 2012 à 15:13 

La communauté internationale, dont l’ONU, l’UA, l’Algérie, la Chine, les Etats-Unis et le Portugal, a vivement condamné vendredi le coup d’Etat en Guinée-Bissau, appelant à un retour à l’ordre constitutionnel.

Ceci suite à la prise de pouvoir, jeudi, par des militaires qui ont attaqué la résidence du premier-ministre bissau-guinéen sortant, Carlos Gomes Junior, candidat à l’élection présidentielle dont le deuxième tour est prévu le 29 avril prochain.

De même qu’ils ont pris le contrôle de la Radio nationale et bouclé le centre de la capitale Bissau avant d’attaquer la résidence du président par intérim, Raimundo Pereira.

« Fidèle à sa position de principe qui consiste à rejeter fermement les changements anticonstitutionnels », L’Algérie a condamné vendredi la tentative de coup d’Etat militaire en Guinée Bissau et appelé toutes les parties à « faire preuve de la plus grande retenue afin que de la légalité et la légitimité puissent être restaurées le plus rapidement possible ». Pour sa part, le président de la commission de l’Union africaine (UA) Jean Ping a condamné l' »inadmissible » coup de force en Guinée-Bissau: « L’UA n’acceptera aucune prise de pouvoir par des voies anticonstitutionnelles et remise en cause du processus démocratique en Guinée-Bissau », a-t-il dit dans un communiqué.

Ping a, en outre, exprimé « son regret » face à ces événements qui « surviennent juste avant le lancement de la campagne électorale pour le second tour de la présidentielle anticipée », entre l’ex-président Kumba Yala, et le Premier ministre Carlos Gomes Junior.

Dans un autre communiqué publié vendredi soir, Jean Ping s’est dit « vivement alarmé par les informations faisant état de la séquestration du président de la République par intérim, Raimundo Pereira, et de celle d’autres personnalités politiques » dont Gomes Junior, favori du 2d tour de la présidentielle anticipée. Il « exige leur libération immédiate et inconditionnelle, ainsi que la préservation de leur dignité et de leur intégrité physique ».

De son côté, le président en exercice de l’UA, le chef d’Etat béninois Boni Yayi, a condamné « avec fermeté » le putsch en Guinée-Bissau, selon le ministre béninois des Affaires étrangères, Nassirou Arifari Bako. La présidence de l’UA exige également « le retour à l’ordre constitutionnel et le respect des instituions démocratiques bissau guinéennes », a-t-il encore dit.

La Chine, les Etats-unis, le Portugal et l’ONU sur la même longueur

La Chine s’est dite « choquée » par le coup d’Etat militaire, selon Liu Weimin, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Liu a indiqué vendredi lors d’une conférence de presse régulière que son pays s’inquiétait de l’impact qu’aurait ce coup d’Etat sur la situation politique et sur la sécurité dans ce pays d’Afrique occidentale. « Nous ferons une évaluation plus approfondie selon l’évolution de la situation », a-t-il déclaré.

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Pour leur part, les Etats-Unis ont réclamé vendredi la restauration du « leadership légitime des civils » en Guinée-Bissau. « Nous exhortons toutes les parties à déposer leurs armes et à restaurer le leadership légitime des civils », a déclaré l’ambassade américain à Dakar, qui couvre notamment la Guinée-Bissau.

Le Portugal a, pour sa part, lancé un appel à « cesser la violence » et au « respect de la légalité » dans son ancienne colonie. « Le gouvernement portugais lance un appel à cesser la violence et au respect de la légalité », a indiqué un porte-parole du ministère des Affaires étrangères portugais.

La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) avait haussé le ton jeudi en condamnant « formellement et rigoureusement » la tentative de coup d’Etat en Guinée-Bissau.

« Nous avons eu des informations qui nous indiquent qu’il y a un coup de force en cours en Guinée-Bissau et la Cédéao condamne formellement et rigoureusement une telle tentative de coup d’Etat », a déclaré jeudi soir à Abidjan le ministre ivoirien des Affaires étrangères Daniel Kablan Duncan.

« De même qu’il y a eu fermeté sur la question du Mali, il y aura fermeté sur le dossier de la Guinée-Bissau », a souligné le diplomate. La Cédéao a suffisamment de capacité pour pouvoir intervenir sur les deux fronts », a insisté M. Duncan.

Le CS de l’ONU réclame le « rétablissement immédiat des autorités civiles »

Le Conseil de sécurité des Nations unies a condamné vendredi la tentative de coup d’Etat en Guinée-Bissau et réclamé le « rétablissement immédiat des autorités civiles » dans ce pays.

Selon une déclaration lue par l’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, Susan Rice, les 15 pays membres du Conseil « ont condamné l’action militaire (en Guinée-Bissau) et demandé instamment le rétablissement immédiat des autorités civiles ».

La situation sur le terrain « évolue rapidement », a ajouté Mme Rice, dont le pays préside le Conseil en avril. Elle a précisé qu’on ne savait pas précisément pour l’instant où se trouvaient le président intérimaire Raimundo Pereira et le Premier ministre Carlos Gomes Junior.

Une source militaire a affirmé que le premier-ministre avait été arrêté et conduit à la base de San Vicente, à 45 km au nord de Bissau.

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