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Syrie : Moscou et Pékin boudent Tunis

le 22 février 2012 à 8:03 

Nabil Al-Arabi, le SG de la Ligue arabe, affirme, avant la réunion des «amis» de la Syrie, prévue ce vendredi à Tunis, «avoir perçu un fléchissement de Moscou et de Pékin» depuis le basculement de Damas et d’Alep dans la révolte. Aussitôt dit, aussitôt démenti.

La Russie et la Chine annoncent qu’elles ne seront pas à Tunis où «l’objectif réel de cette initiative n’est pas clair» même s’il donne «l’impression» de chercher à former une coalition internationale pour soutenir l’opposition armée et pousser le président Bachar al Assad, qui affirme que ses opposants sont financés et armés par des pays voisins, à démissionner.Giuma al-Ferjani, l’ambassadeur de la Ligue en Russie, tente de rassurer Moscou, qui estime «peu probable que l’Occident et la Ligue arabe lancent prochainement en Syrie une intervention militaire d’envergure». Il écarte toute intervention militaire contre la Syrie.

«Personne, y compris l’opposition et les puissances internationales, ne souhaite une intervention militaire en Syrie où les autorités devraient procéder à des changements radicaux. La Ligue arabe et la communauté internationale, qui oeuvrent pour trouver une solution pacifique à cette crise, travaillent pour éviter une telle intervention», dit-il après avoir invité al- Assad à répondre aux appels de la Ligue et de l’opposition s’il veut bénéficier d’une immunité !

Derniers appels ? Celui de Kadri Jamil, du Front Populaire pour le Changement et de l’instance de coordination. Le leader du parti d’opposition toléré à Damas a dénoncé lundi en sa qualité de membre du comité de rédaction de la Constitution, «les pressions exercées» sur le comité pour tailler la Constitution sur mesure au régime et… l’article 3 de la nouvelle Constitution qui stipule que «la religion du président de la République est l’islam» et que «la charia est une principale source de la loi», alors que les minorités confessionnelles représentent près de 30% de la opulation. L’instance demande à Al-Arabi de communiquer à Tunis, sa position aux amis de la Syrie : un changement du régime et non une ingérence étrangère qui «pourrait mener à une guerre civile et à la chute de l’Etat».

Comment ? En accroissant les pressions politiques et militaires sur Damas et en armant les rebelles comme le suggère le sénateur américain John McCain?

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