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Mohamed Merah : L’amalgame entre sa nationalité française et son pays d’origine « Algérienne »

le 24 mars 2012 à 18:10 

L’affaire de Toulouse et le profil du tueur: Mohamed Merah a relancé en France, l’amalgame entre terrorisme et islam, entre Arabe et juif et surtout entre Français et Algérien. Et les plus grands manipulateurs dans cette affaire sont les médias et plus particulièrement les télévisions.

Dès la localisation de l’individu par la police, les médias commençaient à parler de Français, mais une fois que le nom a été rendu public, les médias rajoutaient le terme parfois forcé: d’origine algérienne. Alors que le jeune homme est né en France et ne possède même pas un passeport algérien. Comme pour rappeler que l’Algérie a enfanté le GIA, le Gspc et l’Aqmi. Et dans ce jeu malsain et surtout vicieux de jeu de chaîne musicale,c’est France 2 qui détient la palme de la manipulation et de la désintégration. Il y a d’abord la guerre des images. France 2 a été la première télé à se procurer la vidéo qui montrait le visage de Mohamed Merah pour la modique somme de 10.000 euros.

La rédaction de la chaîne a été contactée par un particulier. Un journaliste a ensuite vérifié que la personne n’était pas un mégalomane. Sur place, à Toulouse, un envoyé spécial de France 2 a pris livraison de la vidéo. France 2 a mis sept heures pour vérifier l’authenticité de la vidéo. Une photo de Merah a été tirée de la vidéo. Puis, le cliché a été comparé à celui que détenait une source policière. Un voisin a également identifié le portrait comme étant celui de Mohamed Merah. Forte de ces deux sources concordantes, la rédaction a décidé de diffuser la vidéo. Depuis, celle-ci a été revendue à d’autres médias. Le travail de profilage du tueur de Toulouse, se poursuit par la programmation en dernière minute d’un numéro d’ «Envoyé spécial».

Le magazine de la rédaction est revenu sur les événements tragiques qui se sont déroulés à Toulouse ces derniers jours. Et l’une des premières missions du magazine d’ «Envoyé spécial» connu pour ses thèses proches d’Israël et surtout anti-arabe, c’est de dédouaner la Direction centrale du renseignement intérieur (Dcri) le service de renseignements du ministère de l’Intérieur français, qui a subi depuis, de violentes critiques les accusant d’avoir négligé le potentiel criminel et terroriste de Mohamed Merah. Née de la fusion de la Direction de la surveillance du territoire (DST) et de la Direction centrale des renseignements généraux (RG), ce service est opérationnel depuis le 1er juillet 2008. Pour le ministère de l’Intérieur, «la Dcri se veut un FBI à la française en matière de renseignement».

C’est dans ce sens que France 2 a tenté de dédouaner ce service et surtout le mettre en valeur par rapport à sa faillite dans le renseignement. Pour ce faire le magazine d’ «Envoyé spécial» de France 2 a sorti de son tiroir secret plusieurs anciens reportages pour mener campagne et sauver le Dcri. Elle diffuse un reportage réalisé en 2010. Ensuite, elle remet une couche sur les islamistes avec le reportage où Mohamed Sifaoui avait infiltré un islamiste algérien dans la région parisienne et enfin pour faire équilibrer et faire plaisir à certains, un reportage sur l’imam le plus médiatisé par les télévisions françaises, Hassen Chalghoumi, qui est montré en train d’assister à une cérémonie organisée par les juifs.

Si les médias ont choisi cet imam qui parle très mal le français, qui s’habille comme un plouc avec un costume brillant et qui se pavane avec des gardes du corps, c’est en somme, parce que son discours convient à l’idéologie du lobby qui dirige les médias français. Cette affaire médiatico-politique nous rappelle si besoin est, l’affaire Kelkal…

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