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Maroc : Le projet du TGV ne fait pas l’unanimité

le 26 avril 2012 à 6:15 

Prévu pour 2015, le TGV marocain mobilise ses détracteurs. Les défenseurs du projet de TGV marocain assurent, qu’à terme, ce projet permettra d’attirer davantage d’investisseurs et de créer des emplois. Mais ce sont ses détracteurs qui s’organisent pour s’opposer au projet.

«C’est un jouet que le Maroc n’a pas les moyens de s’offrir», affirme catégoriquement l’économiste Fouad Abdelmoumni, le porte-voix de la gauche marocaine. Outre le coût prohibitif à ses yeux, il dénonce le fait que ce projet ne permet pas de désenclaver certaines régions du royaume, à l’exemple des villes du sud que sont Agadir et Errachidia, dotées d’aéroports mais sans ligne de la ONCF. «Le TGV risque d’accroître encore plus les inégalités!».

Sur un autre front, un collectif d’une dizaine d’associations dénonce le coût du projet. Selon elles, l’argent des 14 rames (400 millions d’euros) permettrait de financer au choix 5 000 écoles ou 3 000 lycées en zones urbaines, ou encore 25 000 écoles en zones rurales, 25 centres hospitaliers universitaires, 100 écoles d’ingénieurs, 10 000 médiathèques ou 16 000 centres socioculturels!

Alors que ce projet a été lancé par le gouvernement précédent, le nouveau gouvernement PJD ne le remet actuellement pas en cause, même si le parti reste très circonspect à son égard. Il est vrai aussi que le projet n’est plus «que» marocain. Le projet devisé à près de 25 milliards de dirhams, dont 19 milliards financés par la France et les Etats du Golfe, regroupe des enjeux économiques, mais aussi diplomatiques. C’est aussi un moyen d’attirer des investissements étrangers et des nouvelles technologies au Maroc.

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