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Sofitel. L’affaire DSK peut créer des mauvaises surprises pour Hollande

le 30 avril 2012 à 6:50 

Si en France la campagne de l’entre-deux-tours de François Hollande bat son plein, il faut toujours se méfier des mauvaises surprises. La plus importante étant sans aucun doute l’irruption de l’ex-patron du FMI, Dominique Strauss-Kahn, au cœur de la campagne présidentielle.

DSK, l’on s’en souvient, représentait pour beaucoup le candidat idéal à opposer à Nicolas Sarkozy. Il ne faisait d’ailleurs quasiment aucun doute il y a encore moins d’un an qu’il serait le candidat désigné par le Parti socialiste pour briguer un mandat à l’Élysée. Mais en mai dernier le sort de DSK a été scellé et après ses déboires avec la justice, entre autres pour viol, l’ex-favori socialiste est devenu persona non grata au PS.

Son ombre, en effet, peut toujours avoir un effet préjudiciable que les dirigeants du parti préfèrent tenir éloigné surtout en cette cruciale période électorale. Les préjudices pouvant être faits à la campagne de Hollande sont bien réels si l’ex-chef du FMI continue à s’obstiner à s’incruster dans une campagne dans laquelle il est, pour le moins, non désiré. Mais ce dernier insiste et continue d’insinuer dans les médias que toute l’affaire du Sofitel n’est en fait qu’un coup monté visant à l’éliminer de la campagne présidentielle française.

«Peut-être ai-je été naïf sur le plan politique, mais je n’ai tout simplement pas cru qu’ils iraient si loin […], je ne pensais pas qu’ils pourraient trouver quelque chose capable de m’arrêter», déclare ainsi l’ex-patron du FMI au journaliste américain Edward Epstein, selon les propos rapportés par le journal britannique The Guardian.

Des propos qui ont immédiatement soulevé de nombreuses protestations, que cela soit dans le camp Sarkozy où le président-candidat a lui-même estimé que Dominique Strauss-Kahn «devrait avoir la pudeur de se taire», ou à gauche où le candidat socialiste a affirmé que «Dominique Strauss-Kahn n’est pas dans la campagne présidentielle» et «donc il n’a pas à y revenir de quelque manière que ce soit jusqu’à ce que cette campagne se termine», «il n’est plus dans la vie politique».

Reste que ce retour de Dominique Strauss-Kahn dans les médias se fait au mauvais moment pour le camp Hollande qui, malgré une certaine avance dans les sondages, veille à creuser l’écart avec un Nicolas Sarkozy jamais à court de surprises et dont le score au premier tour était surtout bien moins mauvais que prévu.

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