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Los Angeles honore l’ »Age d’or » de la civilisation islamique

le 1 août 2011 à 13:46 

Los Angeles, deuxième plus grande agglomération des Etats-Unis, accueille actuellement une exposition sur l’épanouissement des sciences et de la technologie dans le monde islamique du 7e au 12e siècle.

Intitulée ‘‘1001 inventions : l’Age d’or de la civilisation islamique’’, cette exposition itinérante se tient jusqu’au 31 décembre 2011 au Centre des sciences de Californie à Los Angeles après avoir été inaugurée à Londres, puis s’être rendue à Istanbul et à New York. Pour Diane Perlov, première vice-présidente de ce programme, cette exposition « dévoile les origines multiculturelles des sciences modernes et les liens étroits entre la société occidentale et des autres cultures » dont celle de l’Islam.

Elle présente des exemp les de progrès réalisés dans le domaine de l’ingénierie, de la navigation maritime, de l’architecture, des mathématiques et de la médecine, ainsi que des objets nés à l’ère islamique et que l’on trouve aujourd’hui dans les usages quotidiens du monde moderne. Un des conservateurs de cette exposition déplore « l’amnésie historique au vu des avancées scientifiques et culturelles réalisées au Moyen-Age par des scientifiques musulmans et que cette exposition cherche à rectifier ».

Ceux qui se rendent à l’exposition se familiarisent avec les innovateurs de l’ère islamique, tel le physicien et mathématicien El-Hassan ibn Al-Haytham, né en 965, qui découvrit les fondements de l’optique physiologique et a été l’un des pères de la physique quantitative. Devançant de quelques siècles plusieurs découvertes faites par des scientifiques occidentaux pendant la Renaissance, il inventa « la chambre noire », qui a finalement mené à la création des appareils photos modernes.

L’exposition fait aussi connaître aux visiteurs américains le médecin andalou Al-Zahrawi (936-1013), qui fut le premier chirurgien à utiliser systématiquement des sutures provenant des boyaux de moutons. Il a aussi mis au point des techniques chirurgicales particulièrement remarquables telles l’extraction des calculs rénaux par les voies naturelles, la ligature des grandes artères pour arrêter une hémorragie, la chirurgie des yeux et la suture des plaies pratiquée de l’intérieur pour qu’il y ait moins de traces visibles à l’extérieur.

Il inventa également divers instruments chirurgicaux sophistiqués, dont le scalpel, les seringues, les forceps et les aiguilles chirurgicales. Bien que de tels instruments chirurgicaux soient actuellement fabriqués à partir de matériaux qui dépassent de loin ceux dont disposait Al-Zahrawi, « leur concept et la façon de les utiliser demeurent les mêmes », affirment les organisateurs.

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Les visiteurs de l’exposition peuvent aussi examiner une copie fonctionnelle d’une horloge à eau de 5 mètres de haut, du 12e siècle, dite horloge-éléphant, son socle ayant la forme de l’animal.

Elle a été mise au point par Al Djazari (1135-1206), un ingénieur qui a révolutionné la science de la mécanique, en inventant notamment la pompe hydraulique, le vilebrequin, les automates et le premier ordinateur du monde, un calculateur analogique.

Parmi les écrans interactifs que l’on trouve à l’exposition, l’un propose aux visiteurs de déplacer une figurine sur l’écran à travers une maison moderne et trouver tous les articles dont l’origine remonte à l’ancienne civilisation musulmane.

En outre, un jeu informatique vous fait suivre une ancienne route commerciale et vous demande de décider quels articles vendre ou acheter dans quels marchés. Selon Mme Perlov, « non seulement les visiteurs apprennent quels biens et services étaient échangés dans le cadre d’un commerce mondial mais aussi comment les informations et le savoir se propageaient de la sorte ».

Pour les organisateurs, « l’un des messages les plus importants que cherche à transmettre cette exposition est que l’humanité partage un legs scientifique commun ».

« Nous vivons aujourd’hui à l’ère de la mondialisation, en l’occurrence du partage des sciences et des idées à travers le monde entier, mais cela se produisait aussi dans le passé », observent-ils. Aussi, reconnaissent-ils, « des hommes ont oeuvré ensemble à l’époque de la civilisation musulmane pour avancer nos connaissances du monde ».

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