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La route ne suffit plus

le 7 août 2013 à 9:48 

Aston Martin DB 1 2 litres sport 1948En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, les voitures et le rapport à la route ont profondément changé. Les modèles mythiques aux lignes agressives et aux moteurs ronflants ont laissé la place à des voitures ultrasophistiquées, et bourrées d’électronique. Le plaisir de la route ne suffit plus. L’assistance à la conduite est devenue incontournable.

Levier de vitesse dans la main droite, volant dans la main gauche. Sièges sport en cuir. Moteur ronronnant comme à la grande époque, le bolide fend l’air et enchaine les virages des routes escarpées. Confort moyen, mais adrénaline au maximum, les gants en peau sont en option. La mécanique est de précision, mais l’attirail est rudimentaire. Pas de gadget d’aucune sorte. Juste une belle voiture et son conducteur.

Ce genre d’image renvoyant à l’âge d’or de l’automobile de grand tourisme, alimentée par le cinéma hollywoodien des années 1950, 1960 et 1970, n’existe plus que chez de rares puristes, collectionneurs de modèles d’un autre temps. Les Aston Martin DB5 n’appartiennent plus qu’à Sean Connery et les Porsche 356 qu’à Steve McQueen. Dorénavant, les automobilistes, fortunés ou non, amateurs de voitures de sport ou non, veulent des modèles fiables, sûrs, remplis de gadgets. La conduite est un transport qu’on entend faciliter, rendre confortable et le moins long possible.

Aujourd’hui, il n’y a guère plus que James Bond pour conduire « à l’ancienne » sur des routes embrumées d’Ecosse ou à la lisière du ravin près de Monte-Carlo. Certes bien aidé par une assistance au freinage d’urgence, des phares au xénon, et autres ordinateur de bord, James Bond dispose tout de même du confort moderne et des options de sécurité. Il est toutefois le seul à pouvoir s’orienter sans problème dans n’importe quelle grande ville du monde avec les pires criminels internationaux à ses trousses… sans GPS. Le meilleur agent secret britannique ne tombe que rarement sur un sens interdit, et les culs-de-sac ne surviennent que pour faciliter une fusillade.

Peu importe le modèle, James Bond aura toujours sous la main une batterie de missiles, un défibrillateur ou encore du Champagne glacé. Prestige oblige, il laisse l’aide à la navigation au commun des mortels. Cet objet a d’ailleurs envahi tous les parebrise, des coupés onéreux jusqu’aux petites voitures rudimentaires. De plus en plus perfectionnés, ils accompagnent les conducteurs dans leur déplacement, en ville et en dehors, avec, pour certains modèles, de nombreuses fonctionnalités additionnelles.

C’est le cas de TomTom et Garmin, mais aussi du dernier arrivé sur ce marché : Munic, qui combine l’aide à la navigation, l’avertisseur de zone à risque et de danger, ou encore les recalculs d’itinéraires en fonction des embouteillages. Grâce aux communautés, Avertinoo et Camsam, il est donc possible prévoir avec précision l’emplacement des radars fixes et mobiles. On n’arrête plus le progrès.

L’automobile a changé, et c’est certainement pour le mieux. Les nouvelles voitures et les accessoires qui les accompagnent ont rendu les trajets plus sûrs, et plus courts. Et à l’heure de la prévention routière et de la tolérance zéro pour les chauffards, autant être bien équipé. Mieux vaut sans doute que James Bond ne déboule pas sur le périphérique…

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