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Aide au développement : les doutes de Jean-Yves Ollivier

le 5 février 2013 à 15:28 

cooperation_developpementL’homme d‘affaire Jean-Yves Ollivier dénonce le système occidental d’aide au développement, basé sur un paternalisme aux effets pervers plus importants que les bénéfices pour les populations concernées. 

Il estime qu’il serait plus pertinent de remplacer les aides à la santé et à l’éducation par des investissements dans des infrastructures et des grands travaux.

Jean-Yves Ollivier dresse dans un premier temps le triste bilan de notre système d’aide et des programmes sociaux. Selon lui, « 60 ans de coopération ont démontré leur inefficacité et la gabegie financière qu’ils représentent ».

« De la corruption généralisée sur laquelle repose l’essentiel de l’édifice de l’aide au développement aux effets désastreux en matière de fiscalité (pourtant l’un des piliers de la constitution d’un état de droit), en passant par la classe de rentiers de l’humanitaire qui se forme notamment dans les pays africains, l’aide au développement génère une dépendance malsaine vis à vis de l’Occident », dénonce le businessman.

D’ailleurs, Jean-Yves Ollivier ne considère pas que sa position sur ce sujet soit isolée. Il s’appuie ainsi sur l’ouvrage de l’ancienne dirigeante de la Banque Mondiale (BM) Dambisa Moyo, intitulé « L’Aide Fatale. Les ravages d’une aide inutile et de nouvelles solutions pour l’Afrique », où elle dresse un diagnostic « sans appel » de la situation. D’après elle, l’aide des Occidentaux au développement « ne fait pas partie de la solution potentielle, elle fait partie du problème ».

De quoi remettre en question les certitudes paternalistes de beaucoup et inciter à repenser nos relations avec les pays en développement. Dambisa Moyo et Jean-Yves Ollivier considèrent tous les deux que la présence chinoise en Afrique est bien plus efficace que celle des occidentaux en termes de développement économique car les Chinois viennent faire des affaires et non pas donner l’aumône.

« Autant dire que la récente irruption de la Chine sur la scène africaine a secoué les colonnes du temple tiers-mondiste de l’APD après des décennies d’investissements (souvent à fonds perdu) dans la santé et l’éducation. Est-ce la fin du misérabilisme ? », s’interroge ainsi Jean-Yves Ollivier, qui croit plus en la coopération qu’en l’aide au développement.

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