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Désodorisants, désinfectants, ils sentent bon, mais ils polluent vos intérieurs

le 10 mars 2017 à 13:24 

Le magazine 60 millions de consommateurs, part en guerre avec une enquête sur les produits d’entretien vendus pour purifier l’air. Selon le magazine, ils s’avèrent en fait, être surtout des sources de pollution importante dans nos intérieurs. Il n’en fallait pas plus pour déclencher la colère des fabricants, qui ne comptent pas se laisser accuser comme cela.
L’enquête s’appelle tout simplement « La grande intoxication », voilà de quoi alerter et susciter l’intérêt des lecteurs. Ce ne sont pas moins de 46 produits d’entretien ménager, qui sont pointés du doigt, bien qu’ils se revendiquent « purificateur d’air », et éliminer « 99,9 % des bactéries ». Dans cette liste, on retrouve des poids lourds du secteur, avec par exemple le désinfectant La Croix, des désodorisants de la marque Fébrèze ou encore des produits Sanytol.
 Ce n’est pas tout, car 60 millions de consommateurs, s’attaque aussi aux produits et traitements anti acariens. Les substances utilisées dans les aérosols et les traitements textiles acaricides seraient en réalité des pesticides interdits en usage agricole. Les sprays aux huiles essentielles n’échappent pas au constat. Selon, le Pr Frédéric de Blay, du Nouvel Hôpital civil de Strasbourg, ces produits peuvent aggraver l’asthme chez les personnes atteintes, sans compter une irritation des yeux, du nez et de la gorge.
Surtout, ne croyez pas que les produits d’origine naturelle soient la solution, car ils sont apparemment tout aussi nocifs à terme, surtout grâce à un jeu d’étiquetage qui met en retrait les pictogrammes de danger. On parle là, de liquide vaisselle au bicarbonate, les lessives au savon noir, les dégraissants au savon de Marseille ou encore les nettoyants au savon d’Alep. La présence de ces ingrédients « naturels » relève d’une quantité souvent ridicule.
Impossible de laisser passer cela sans réaction, et dans un communiqué l’Afise (Association française des industries de la détergence) entend faire valoir sa vérité. A savoir que pour l’association, le magazine opère une confusion entre les substances utilisées dans le domaine agricole et celles destinées au consommateur, notamment dans le cas des anti-acariens. Ils réaffirment leur conformité à une réglementation qui ne cesse d’être plus draconienne. Sanytol, qui plusieurs fois cité dans l’enquête accuse même le magazine d’avoir « un parti-pris très fort » et de présumer des effets des produits sans fondement. Cosmed (l’association des PME de la filière cosmétique) relève de nombreuses informations erronées et des contradictions. « On avance des dogmes sans preuves, dans le cas des huiles essentielles strictement, le magazine soutient que c’est l’alcool qui est actif, c’est une énormité », estime Jean-Marc Giroux, docteur en pharmacie et président de Cosmed.
Les professionnels du secteur, essayent de détourner le regard en indiquant les risques de la tendance du « fait-maison » qui peut s’avérer être dangereux. L’Afise précise que « par exemple, l’utilisation du vinaigre blanc concentré nécessite le port d’équipements de protection individuelle, les huiles essentielles, autre exemple, sont des concentrés puissants dont l’utilisation implique le respect de règles de prudence ».
Attention au jus de citron, ça pique les yeux !

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