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Union Européenne : la crise de la dette pourrait s’étendre à d’autres pays

le 12 juillet 2011 à 15:46 

La crise de la dette publique, affectant notamment la Grèce et le Portugal, pourrait dans les prochaines années, s’étendre à d’autres pays et avoir un impact négatif sur les banques, a averti aujourd’hui la Banque des règlements internationaux (BRI).

« Le problème de la dette publique pourrait affecter un nombre plus important de pays », estime le Comité sur le système financier mondial dans une étude publiée par la BRI.

« Dans les économies avancées, le niveau de la dette publique va augmenter dans les prochaines années, en raison de déficits budgétaires élevés et de l’augmentation des dépenses pour les régimes de retraite et de santé », poursuit l’étude.

Les pays émergents, fortement orientés à l’exportation, risquent quant à eux d’être affectés en raison de leur vulnérabilité à des chocs extérieurs et à l’instabilité politique. La hausse du niveau d’endettement de certains Etats a d’ores et déjà conduit à ce que les obligations d’Etat de ces pays perdent leur statut d’investissement sans risque et d’autres pays risquent d’être affectés par cette tendance, avertit le Comité.

La crise de la dette publique risque également d’affecter la santé des banques privées. Les établissements Grecs, Irlandais et Portugais ont ainsi plus de difficultés à lever des fonds et sont devenus plus dépendants des banques centrales pour les liquidités. D’éventuelles pertes sur des positions en obligations souveraines, par exemple dans le cas de la restructuration d’une dette publique, affaibliraient le bilan des banques et rendraient leur financement plus coûteux.

L’abaissement des notations de pays en difficulté, comme dans le cas de la Grèce et du Portugal, se répercute également sur les banques privées, avertissent les spécialistes. Pour faire face à ces difficultés et au risque de contagion, l’étude recommande aux banques de diversifier leur exposition aux dettes souveraines en incluant d’autres pays, moins exposés, à leur portefeuille ou en faisant appel à d’autres sources de financement.

Aujourd’hui, les responsables Européens se retrouvent une nouvelle fois au chevet de la zone euro, fragilisée par leurs difficultés à décider d’un deuxième plan d’aide à la Grèce et sous la menace d’une contagion de la crise à l’Italie, qui mettrait en péril l’Union monétaire.

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