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Direction FMI : Pas encore gagné pour Christine Lagarde

le 13 juin 2011 à 10:52 

Nouvel obstacle sur le chemin de Christine Lagarde pour l’accession à la direction générale du FMI. Le gouverneur de la banque d’Israël Stanley Fischer vient de s’inviter à la bataille pour le remplacement de Dominique Strauss-Kahn, démissionnaire depuis ses ennuis judiciaires suite aux accusations d’agression sexuelle. Alors que tout semblait quasiment acquis, l’intrusion de ce nouveau candidat perturbe les certitudes françaises qui craignent que le poste du FMI leur échappe.

Alors que la candidate Christine Lagarde, actuelle ministre de l’Economie, mène campagne en sillonnant les territoires notamment des pays émergents, et ce, presque pour la forme, se déclarant «très confiante» pour sa désignation à la tête du FMI, à la surprise de beaucoup, et notamment des Français, l’Israélo-américain a fait surface et ne semble pas un candidat de forme ni dénué de soutien. Stanley Fischer s’est porté candidat et son pays, Israël, par la voix de son ministre des Finances, a annoncé cette candidature en ces termes : «Le poste de directeur du FMI va à M. Fischer comme un gant, aussi bien en raison de son éducation et de l’énorme expérience qu’il a acquise au sein du FMI, la Banque mondiale, que des six ans au cours desquels il est devenu un atout pour l’économie israélienne en tant que gouverneur de la banque centrale.»

Il est en effet à souligner que le Fonds monétaire international n’est pas une institution inconnue du nouveau candidat, dans la mesure où il en a été le numéro 2 de 1994 à 2001 après avoir occupé, de 1988 à 1990, le poste de chef économiste à la Banque mondiale. Israélien ou Américain, ce nouveau candidat venu troubler la sérénité des Français et des Européens qui misaient sur Lagarde ? Le candidat détient les deux nationalités. Né au Zimbabwe (ancienne Rhodésie), il a demandé la nationalité américaine qu’il a obtenue, puis sollicité la nationalité israélienne qu’il a aussi obtenue, condition pour prendre la tête, en 2005, de la banque centrale israélienne. Cette double nationalité est pour le moins étonnante, dans la mesure où la loi israélienne interdit à tout haut fonctionnaire de garder une autre nationalité qu’israélienne. Mais là, les responsables israéliens expliquent que c’est un privilège accordé à M. Fischer à qui il n’a pas été demandé de renoncer à sa nationalité américaine. C’est cette appartenance américaine, font remarquer certains observateurs, qui fait que l’on parle déjà de candidat «sous-marin des Etats-Unis».

Cette nationalité américaine pourrait éventuellement être la faille du candidat, dans laquelle vont s’engouffrer allégrement les Européens à qui il revient de tradition, et jusque-là tacitement, le poste de DG du FMI, la présidence de la Banque mondiale revenant, elle, aux Américains. Mais dans ce partage des grands pour les grands, on oublie, bien sûr, tout le reste du monde et notamment tous les pays émergents. C’est la raison du grand périple engagé par Christine Lagarde qui a la confiance de la majorité des Européens mais pas encore de la Chine, du Brésil… l’Arabie saoudite qu’elle vient de quitter et qui annonce, par le biais de son ministre de l’Economie, que son pays, eu égard au rôle important qu’il joue dans l’économie mondiale, va demander un renforcement de son rôle au sein de l’institution. Mais que fera ce pays arabe si son chef à penser, les États-Unis, appuyait le candidat Fischer ?

En attendant, la sérénité affichée par la France et par sa candidate, sous la menace pourtant d’une procédure judiciaire pour sa gestion de l’indemnisation Tapie, est quelque peu malmenée par le nouvel intrus, même si l’on relève çà et là que cet Israélo-américain pourrait être recalé par les 24 membres du conseil d’administration du FMI le 30 juin lors de la désignation de leur futur DG pour limite d’âge, le candidat ne devant pas dépasser 65 ans et il en a 67. C’est une maigre consolation pour la France, mais c’en est une malgré tout.

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6 Réponses à “Direction FMI : Pas encore gagné pour Christine Lagarde”

  1. Mastersk 13 juin 2011 18:51

    @Cintas , je peux voir d ici la cicatrice de ta lobotomie !!
    Ton commentaire est digne a celui d al-quaida ou d un fameux monsieur H que tu dois bien connaitre …
    Les extrémistes dans ton genre sont bon a interner !

  2. cintas 13 juin 2011 17:40

    les avis sont du niveau du monde arabe dans les aannes 60 avec l’abruti de nasser et son agent propagantiste emerite et criminel yasser arafat (agent ds moukabarat).
    les sionistes sont comme tous les juifs pour le retour à sion.
    et vous ?? le mensonge, la haine et la lobotomisation des esprits .
    les terre dont vous parlez sont depuis toujours et à jamais la judee et la samarie.

  3. Mastersk 13 juin 2011 17:20

    Avec leur supériorité militaire ( perfusion USA ), ils ne respectent pas les droits internationaux et refusent de rentre les terres prises à la Palestine. Alors si, en plus, on leur donne le FMI …

  4. Joseph 13 juin 2011 12:53

    Pour faire le travail du diable il ne faut pas etre un ou une sainte;Christine Lagarde y répond parfaitement;duretée impitoyable ,langue de bois à faire palir les anciens pontes de l’URSS,cynisme…elle a de bons atouts.On peut compter sur elle pour couler les nations.

  5. Steaveee 13 juin 2011 11:48

    Pourquoi ne pas mettre un Palestinien a la Tete du FMI ? Au moins, il aidera ceux qui en ont besoin et ne financerai pas la guerre ! Peace

  6. Lilo 13 juin 2011 11:37

    Je pense que les sionistes ( israel ) ne peuvent pas gérer le FMI de façon impériale. D ailleur Lagarde non plus ( mais c est déjà mieux ). Le mieux serai le mexique …

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