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La « privatisation » de la plage de La Baule en question

le 15 mai 2017 à 15:50 

La Baule, la baie, la plage, tout ceci fait des envieux, et pas simplement les baigneurs qui veulent profiter du soleil ou du sable fin. Non, en fait il s’agit de ceux qui voient dans les lieux touristiques surtout une manière de gagner de l’argent, et de gagner leur vie. Ce sont ces personnes qui s’inquiètent de la concession de la gestion de la plage de La Baule accordée par la préfecture de Loire-Atlantique à Veolia. De nombreux commerçants implantés craignent pour leur survie.
L’inquiétude grandit, car il semblerait que la préfecture de Loire-Atlantique ait signé en décembre un contrat d’une durée de 12 ans, autorisant Veolia à gérer les 5,4 km de plage de La Baule, moyennant une redevance de 150 000 euros puis de 177 000 euros. La mission du groupe, rénover les accès à la plage, entretenir cette dernière ainsi que les sanitaires, mais aussi d’assurer la gestion des 35 établissements divers comme des clubs de loisirs, écoles de voile et 19 restaurants au maximum.
Tout ceci, est la conséquence directe de l’arrêté de catastrophe naturelle pris début 2014 par l’État, après les intempéries, qui ont détérioré les établissements côtiers pour faire jouer leurs assurances. La mairie explique, que « l’État indemnise, mais impose ses conditions. Les établissements doivent se mettre en conformité avec le « décret plage » de 2006. Celui-ci impose qu’à chaque renouvellement de concession, les installations soient démontables, et que l’espace commercial ne dépasse pas 20 % de la longueur et de la surface, à mi-marée, d’une plage naturelle.
La taille de la plage de La Baule, donne à cette mise aux normes, une lourdeur et un coût que la mairie n’a pas souhaité assumer. Elle a donc refusé la délégation de service public l’autorisant à exploiter la plage. C’est Véolia, qui a été choisi pour s’atteler à la tâche. Le groupe assure qu’il « ne privatise en aucun cas la plage ». Il s’agit pour Guénaël Gragnic, de Veolia Eau, « le projet que nous portons a pour ambition de faire de la plage de La Baule une plage durable, plus respectueuse de l’environnement ».
Cela n’a pas convaincu les professionnels de la plage qui réalisent 8,5 millions d’euros de chiffres d’affaires et emploient 30 à 50 permanents et 500 saisonniers. Ils dénoncent une privatisation pure et simple. Pour Loïc Durand-Raucher, président de l’association « La plage, cœur de La Baule », qui représente les établissements, les redevances vont plus que doubler, passant de « 380 000 euros aujourd’hui à 805.000 la quatrième année ». « Pour les petits commerçants, elle sera même multipliée par trois, ce qui met en cause leur existence ». Un restaurateur rajoute pour coller avec les thèmes à la mode, « les bâtiments vont être uniformisés, on va perdre notre identité ».
Soyons clair, là on parle argent, rentabilité et bénéfices, on ne discute pas environnement, poissons et petits oiseaux, on est chez des gens sérieux.

Crédit photo :  Destination Bretagne plein sud

 

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