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Economies mondiales : La zone euro dans la tourmente

le 15 septembre 2011 à 0:28 

Il l’est encore «plus fortement» pour le Canada, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni, le Brésil, la Chine et l’Inde et «plus clairement» pour les États-Unis et la Russie qui trahissent ce coup de frein, selon l’OCDE.

Pour le Japon, affecté par les catastrophes de mars, les perspectives «continuent d’indiquer la présence d’un possible point de retournement de l’activité économique», assure l’OCDE.

Les indicateurs au rouge sont recensés dans le contexte de la déprime : la chute boursière, les valeurs bancaires à la peine et la croissance en baisse «en moyenne de 1%» des économies du G7. Londres tient la garde haute dans la zone hors-euro. Une réforme bancaire, mobilisant annuellement entre 4 et 7 milliards de livres (entre 4,6 et 8,1 milliards d’euros), nécessite de vastes réorganisations internes et l’abandon du financement des investissements les plus risqués qui ne pourront plus bénéficier de la garantie implicite de l’Etat. Si, au départ, le délestage des «banques universelles» comme Barclay ou la HSBC a même été envisagé, Londres se soucie désormais d’œuvrer au renforcement du ratio des capitaux propres porté à 10% (contre 7% prévus par la réforme internationale dite «Bâle»).

Dans la zone euro, c’est la déprime. Le spectre de la faillite grecque plane dangereusement sur le continent dont la dette publique devait atteindre le «pic» de 88,7% du PIB en 2012, selon un rapport sur les finances publiques rendu public lundi par la Commission européenne (contre 66,33% en 2007). Le cas grec soulève les pires inquiétudes. Même si le scénario de la faillite et de l’exclusion de la Grèce, incapable de procéder au redressement de ses finances et dépendante de l’aide de ses partenaires, n’est pas écarté, l’Allemagne et la France tiennent toujours à la solution du sauvetage.

En conséquence, face au juge suprême représenté par les experts de la Troïka (UE, Fonds monétaire international, BCE) de retour à Athènes (mercredi), au moment où se tient la réunion d’urgence du FMI, il lui est fondamentalement exigé un respect de ses obligations budgétaires et l’amorce des réformes structurelles qui passent inévitablement par les fourches caudines des privatisations en série. Un pari jugé difficile pour le gouvernement grec à court de liquidités dès le mois d’octobre et suspendu à la problématique prochaine tranche du programme d’aide internationale. La thèse de «l’explosion de la zone euro» n’est plus une vue de l’esprit. Ce scénario du pire, recueillant l’adhésion des opinions publiques de l’Allemagne et de plusieurs autres pays las de prêter à la Grèce à fonds perdus, est particulièrement redouté par l’effet d’entraînement sur les pays «périphériques», considérés comme les maillons faibles (Portugal, Espagne, Italie et d’autres pays).

A terme, il peut provoquer une récession massive et la désintégration de l’Europe menacée de chaos généralisé. Une alternative : les Etats-Unis d’Europe ou l’explosion. La survie de l’Europe est en jeu. Un vent d’inquiétude balaie le vieux continent qui réunit ses ministres des Finances, en fin de semaine, en Pologne pour dégager une riposte coordonnée. Outre-atlantique, le président américain qui s’inquiète de la Grèce, considérée comme «le problème le plus urgent», a délégué le secrétaire au Trésor des Etats-Unis, Timothy Geithner, au chevet de la vieille Europe. Face au marasme européen, les grands pays émergeants du Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), acquis au renforcement des investissements notamment chinois en Europe, apportent une note d’espoir quelque peu atténué par le refus de procéder à l’achat des obligations des pays les plus endettés. L’Europe malade de son euro ?

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