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Crise financière: La fin de l’opulence en Occident

le 18 avril 2011 à 14:19 

Hier, les Français se permettaient le luxe de changer de meubles une fois par an et des vacances dans les îles. Aujourd’hui, avec la crise financière, ils ne le peuvent plus.

C’est un peu le miroir aux alouettes, le modèle occidental. Il attire, fascine, subjugue au point qu’on s’est mis partout à le considérer comme l’exemple absolu en matière de développement. La dernière crise financière mondiale qui n’est pas sans rappeler le krach boursier de 1929, a mis en évidence les limites et parfois l’incohérence d’une architecture structurelle essentiellement basée sur le profit, et seulement le profit. Et lorsque l’architecture commence à être rongée et grignotée tous les jours à partir de ses fondations, tout s’écroule ou presque comme un château de cartes.

N’était une thérapie de cheval appliquée à un système moribond, quasiment en faillite, les dégâts auraient été catastrophiques à l’échelle planétaire, incalculables même.

Mais comment vivait-on, il y a quelques années dans ces pays et ses eldorados qui ont toujours fait rêver et saliver nos jeunes ? Pour cela, il n’y a qu’à se reporter aux milliers de tentatives de harga pour avoir une idée de l’attrait irrésistible qu’exercent ces climats du côté français pendant plus de 50 ans. Depuis la mise en service du plan Marshall au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les citoyens de l’Hexagone ont vécu dans l’aisance, dans l’opulence et pour être tout à fait exact au-dessus de leurs moyens. Nettement au-dessus. Pour frimer, ils changeaient de voitures chaque année et pour certains deux fois par an.

A tel point qu’un quidam, dans la banlieue parisienne a mis en vente son véhicule d’occasion avec une simple pancarte «A vendre» affichée sur le pare-brise, au bas de son immeuble au bout de plusieurs semaines. Ne voyant aucun acquéreur se présenter, il remplacera la pancarte par une autre avec la mention «A prendre».

Grâce aux crédits et découverts généreusement autorisés par les banques, les Français pouvaient pratiquement tout acheter et tout s’autoriser. La sortie dans les grands restaurants était presque un rituel en début de week-end, soit en couple, soit en famille.

Les couples qui travaillaient se permettaient le luxe de changer de meubles et de vaisselle une fois par an. De nombreux employés encouragés par l’embellie financière et surtout dopés par les facilités à la consommation, se paieront même un pied à terre, une seconde résidence – pour le farniente et le repos – pour échapper au stress des grandes villes.

Grosso modo les travailleurs français consacraient un tiers de leur budget aux vacances et aux loisirs. Dans ce chapitre, il faut compter les sorties au cinéma, aux concerts, parfois à la campagne quand le temps le permettait et, bien sûr, la sacro-sainte sortie en boîte. Quant aux vacances, ils ont décidé d’en prendre trois par an au moins. En hiver au Val d’Isère ou sur les montagnes enneigées des Pyrénées ou des Alpes, en été dans les îles comme la Martinique, la Guadeloupe ou la Réunion ou même parfois à Tahiti ou en Nouvelle-Calédonie et, en week-end prolongé comme celui de la Pentecôte.

Ils prennent la direction de la Provence et des Bouches du Rhône où le soleil n’est pas rationné. Ces fantaisies de riches n’ont été possibles que grâce au plein emploi et à un développement à marche forcée, qui a conduit les entreprises à faire appel à la main-d’œuvre étrangère. Les Français, eux, refusaient les travaux pénibles, tels que le bâtiment, la réfection des routes et la construction de ponts ou le ramassage des ordures. Ces activités non valorisantes étaient destinées d’office aux immigrés.

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