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La reprise de l’économie mondiale demeure vulnérable et au-dessous des attentes

le 18 avril 2011 à 11:39 

Le reprise de l’économie mondiale s’est poursuivie mais demeure au dessous du niveau souhaité et fragilisée par les vulnérabilités budgétaires de certaines économies développées, s’accordent à estimer les participants aux réunions de printemps de la Banque mondiale (BM) et du Fonds monétaire international (FMI) qui se sont déroulées à Washington.

Ainsi, le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, s’est montré prudent sur la situation économique mondiale, considérant que la reprise mondiale, si elle est enregistrée, n’est pas au niveau souhaité.

La reprise économique mondiale ne s’était pas traduite par une création suffisante d’emplois, nécessaire à la cohésion sociale malgré une amélioration relative des indicateurs macro-économiques notamment dans les pays en développement, a estimé M. Strauss-Kahn lors d’une conférence de presse organisée à la veille des réunions des institutions de Bretton Wood’s.

En somme,  »le pic de la crise est derrière nous, mais le monde est toujours en crise », a-t-il souligné.  »Il ne faut pas dormir sur ses lauriers, car il y a toujours des déséquilibres entre les pays et au sein de ces derniers, et des défis persistent encore », prévient-il cependant.

 »Les pays avancés souffrent de vulnérabilités budgétaires, les pays émergents risquent de connaître une surchauffe économique alors que les pays en développement font face au problème de la hausse des cours des produits alimentaires et du chômage », explique le patron du Fonds.

Pour les pays industrialisés, il a insisté sur la nécessité de la prise en charge de la dette souveraine, la supervision financière et l’amélioration des finances publiques. M. Strauss-Kahn a, en outre, recommandé aux pays émergents, dont la surchauffe pourrait être  »dangereuse », un resserrement de la politique monétaire et un rééquilibrage de la croissance pour les pays excédentaires en l’orientant vers la demande intérieure. Il leur a aussi conseillé de mettre en place une  »bonne politique sociale pour l’amélioration du marché du travail ».

Le même constat a été avancé par le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Laksaci, qui a mis en garde contre les incertitudes susceptibles de compromettre une reprise économique mondiale, encore fragile. Si la croissance de l’économie mondiale s’est poursuivie et la stabilité financière s’est améliorée, cette reprise demeure toutefois « fragile et inégale » et marquée par « une forte croissance au niveau de beaucoup d’économies émergentes et en développement, et une performance en termes de croissance encore faible et des niveaux de chômage élevés dans les économies avancées », a observé M. Laksaci lors de la réunion du Comité international monétaire et financier.

De plus, les perspectives globales continuent à être menacées par « des vulnérabilités sérieuses au niveau de beaucoup de pays avancés, à travers la faiblesse des situations financières des Etats, des ménages et du secteur financier », a-t-il ajouté.

La crise de la dette souveraine dans certains pays de la zone Euro, la hausse des prix des produits énergétiques et des produits de base, le récent séisme au Japon et les troubles politiques dans certains pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, ainsi que des signes de surchauffe dans certains pays émergents et en développement sont les principaux facteurs d’incertitudes, selon le gouverneur de la Banque d’Algérie.

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La poursuite de la coopération et la coordination des politiques au plan international ainsi que la consolidation budgétaire dans beaucoup d’économies avancées pour « assainir les finances publiques et réduire la dette publique élevée » sont les solutions préconisées par M. Laksaci.

Par ailleurs, le président de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, a, quant à lui, relevé la menace importante que représente la hausse persistante des cours mondiaux des produits alimentaires dans la conjoncture économique mondiale.

Si le monde commence à sortir de la crise économique et financière, des risques pèsent, néanmoins, sur cette reprise notamment la hausse des prix des produits alimentaires, les soulèvements populaires dans la région MENA, la surchauffe économique en Asie et les déséquilibres financiers dans les pays industrialisés, a estimé M. Zoellick. Il a, cependant, considéré que la flambée continue des prix alimentaires représentait  »la menace la plus importante ».

Selon ses estimations, les prix mondiaux des produits alimentaires ont augmenté en 2011 de 36% par rapport à leurs niveaux d’il y a un an, poussant une partie de l’humanité dans une pauvreté plus grande.

La reprise de l’économie mondiale s’est poursuivie mais demeure au dessous du niveau souhaité et fragilisée par les vulnérabilités budgétaires de certaines économies développées, s’accordent à estimer les participants aux réunions de printemps de la Banque mondiale (BM) et du Fonds monétaire international (FMI) qui se sont déroulées à Washington.

Ainsi, le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, s’est montré prudent sur la situation économique mondiale, considérant que la reprise mondiale, si elle est enregistrée, n’est pas au niveau souhaité. La reprise économique mondiale ne s’était pas traduite par une création suffisante d’emplois, nécessaire à la cohésion sociale malgré une amélioration relative des indicateurs macro-économiques notamment dans les pays en développement, a estimé M. Strauss-Kahn lors d’une conférence de presse organisée à la veille des réunions des institutions de Bretton Wood’s.

En somme,  »le pic de la crise est derrière nous, mais le monde est toujours en crise », a-t-il souligné.  »Il ne faut pas dormir sur ses lauriers, car il y a toujours des déséquilibres entre les pays et au sein de ces derniers, et des défis persistent encore », prévient-il cependant.

 »Les pays avancés souffrent de vulnérabilités budgétaires, les pays émergents risquent de connaître une surchauffe économique alors que les pays en développement font face au problème de la hausse des cours des produits alimentaires et du chômage », explique le patron du Fonds.

Pour les pays industrialisés, il a insisté sur la nécessité de la prise en charge de la dette souveraine, la supervision financière et l’amélioration des finances publiques.

M. Strauss-Kahn a, en outre, recommandé aux pays émergents, dont la surchauffe pourrait être  »dangereuse », un resserrement de la politique monétaire et un rééquilibrage de la croissance pour les pays excédentaires en l’orientant vers la demande intérieure. Il leur a aussi conseillé de mettre en place une  »bonne politique sociale pour l’amélioration du marché du travail ».

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