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Écologie : EELV, un Parti en plein « recyclage »

le 20 juillet 2017 à 12:11 

Alors que l’écologie, et la prise de conscience de l’environnement semble prendre de l’importance dans le quotidien des Français, et par conséquent dans les positionnements politiques, paradoxalement le parti écologiste a subi de plein fouet l’éclosion du Parti d’Emmanuel Macron. A un mois de ses journées d’été à Dunkerque, le constat est amer, car le Parti écologiste n’a plus de députés, plus de groupe au Sénat et le futur apparaît très difficile.

Tout cela n’est pas sans conséquence sur le fonctionnement, et la vie du Parti lui-même. Sept ans après la fusion entre Les Verts, et le mouvement de Daniel Cohn-Bendit, un mot cher aux écologistes va s’appliquer à leur Parti, le recyclage. En effet, que faire maintenant de ce lambeau de Parti, qui incarnait jusque-là l’écologie politique ?

Du coup, les écolos ont dû eux aussi recourir à des procédures, et des mesures plutôt brutales, qu’ils auraient certainement contestées en d’autres occasions. Cinq salariés du siège, ont publié un communiqué pour dénoncer la procédure de licenciement économique dont ils font l’objet. Ils dénoncent une annonce « brutale », sans « concertation ni information préalable ».

Le Parti doit faire face à un « ajustement », comme on dit dans une entreprise du privé pour éviter « la cessation de paiements ». Le budget 2017-2019 était construit sur une hypothèse de 850 000 voix au 1er tour des législatives et 3 députés élus. EELV, n’a obtenu que 770 000 voix et zéro député, et donc, « le financement public va passer de 2,8 millions d’euros en 2017 à 1,1 million d’euros à partir de 2018 et pendant cinq ans » explique une note interne. Elle précise aussi, « que la vente du siège parisien, et les économies faites sur le budget du fonctionnement du bureau exécutif ne suffisent pas à assurer l’avenir du Parti ».

Les plus optimistes feront valoir qu’une partie du but de leurs actions a été atteinte, c’est-à-dire écologiser la gauche. Julien Bayou, le porte-parole d’EELV explique, « maintenant la gauche repose sur des fondamentaux écologiques ». Maigre consolation lorsque l’on voit aussi l’état du Parti socialiste.

Plus concrètement, David Cormand, le secrétaire national d’EELV, expliquait que le parti avait devant lui « deux ans pour réfléchir ». « Cela va nous obliger à réinventer une offre politique », ajoutait-il, avec en ligne de mire les élections européennes de 2019.

Si les finances le permettent, et si la tournure des choses le justifie.

Crédit photo : mlebranchu

 

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