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Les mesures fiscales de Donald Trump sans effet sur le PIB

le 23 avril 2018 à 18:12 

C’est toujours intéressant de voir concrètement, les effets des mesures et des réformes économiques prises par d’autres pays. A priori, la baisse d’impôt sur les bénéfices adoptée dans le cadre de la réforme fiscale de Donald Trump, ne devrait avoir qu’une conséquence très mince sur la production, et donc sur le PIB américain. Les entreprises préférant utiliser leur surplus de profits issus des baisses d’impôts, pour accroître la rémunération des actionnaires, plutôt que celle des salariés, ou se lancer dans de nouveaux investissements.
La première mesure, constitue une diminution du taux d’imposition de 35 à 21 %, elle représente ainsi 1 % du PIB, soit chaque année entre 160 et 170 milliards de dollars de bénéfices supplémentaires après taxation. Il faut rajouter une réduction de 35 à 15 % de la taxation sur les profits des sociétés américaines réalisés à l’étranger dans le cadre de leur rapatriement. Cela représente entre 500 et 600 milliards de dollars susceptibles de revenir aux États-Unis sur les 2 900 milliards qui sont stockés à l’étranger.
Voilà de quoi booster un peu plus l’économie intérieure, cependant, pour cela, il faudrait, que l’argent soit un minimum investi ou redistribuer. Ce ne sont pas du tout, les intentions affichées par les grandes entreprises qui considèrent plus opportun d’en faire profiter les actionnaires. Selon certaines estimations, entre 40 et 70 % de la baisse de taxes sur les bénéfices leur seront redistribuées. 
Les entreprises savent bien, qu’elles n’ont que très peu à craindre des réactions des salariés, même si, sur les six dernières années, l’évolution des salaires n’a pas évolué, les nouveaux emplois créés par l’économie américaine sont en grande partie plus précaires et moins qualifiés. Ils n’ont donc que très peu de possibilités de se défendre, et encore moins de faire valoir une évolution de leurs situations. Autrement dit, si le gâteau est plus gros, ils n’ont pas le droit à une plus grosse part.
Sachant, que les grands bénéficiaires devraient dans leur grande majorité conserver le fruit des réductions d’impôts en portefeuille, et que les ménages et les investisseurs non-résidents vont, comme souvent réinvestir dans des placements financiers moins risqués que les actions, notamment dans les obligations. On l’aura bien compris, s’il y a un marché américain qui profite de ces mesures, ce n’est pas celui de la ménagère au coin de la rue, mais plutôt le marché des actions à Walt Street.Crédit photo : Damien Bottura 

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