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Le bourdon à son tour, victime des pesticides

le 24 août 2017 à 19:30 

On le sait, les pesticides sont un fléau pour les insectes. Après les abeilles, c’est au tour du bourdon d’être la victime d’un pesticide utilisé notamment dans les cultures céréalières, ce qui pourrait entraîner la disparition de ce gros insecte.

C’est une étude basée sur les recherches menées par la Royal Holloway University of London, qui tire le signal d’alarme, ou plutôt fait sonner le « bourdon » à propos d’un pesticide controversé. En effet, celui-ci est utilisé notamment dans les cultures céréalières, ce qui pourrait entraîner la disparition de ces insectes.

Le coupable se nommerait plus précisément thiaméthoxame, c’est un insecticide néonicotinoïde qui agit sur les femelles. Celles-ci se retrouvent moins nombreuses à pondre des œufs. La baisse de la ponte pourrait entraîner un effondrement des populations de bourdons. « L’exposition au thiaméthoxame a entraîné une baisse de 26 % de la proportion de reines, qui ont pondu des œufs« , écrivent les chercheurs.

Après, tout s’enchaîne, et les chercheurs expliquent, que « créer de nouvelles colonies est vital pour la survie des bourdons. Si les reines ne produisent pas d’œufs ou ne fondent pas de nouvelles colonies, il est possible que les bourdons disparaissent complètement« .

Cette étude est une nouvelle pièce à verser au dossier déjà bien rempli des effets dramatiques des néonicotinoïdes qui s’attaquent au système nerveux des insectes. Depuis 2013, l’Union européenne a légiféré pour réduire l’usage des trois principales substances néonicotinoïdes, dont le thiaméthoxame, pour les cultures à fleurs, mais pas pour les céréales d’hiver.

L’ ONU, a déjà tiré le signal d’alarme et a commandé une étude au niveau mondial, qui révèle que 40 % des pollinisateurs invertébrés sont en danger d’extinction. Cette situation peut engendrer des conséquences aux contours très larges, car il ne faut pas oublier que 75 % des cultures destinées à l’alimentation dépendent au moins partiellement à ces pollinisateurs, et donc, cela engendre de sérieuses inquiétudes sur l’avenir de la production alimentaire mondial.

Crédit photo : Laurent KB

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