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Télévision : le marché de tous les dangers ?

le 29 janvier 2014 à 19:37 

TVVivendi a été créé par décret impérial en 1853 sous le nom de compagnie générale des Eaux. Depuis l’aventure industrielle de cette firme a connu de nombreux rebondissements ; elle s’est essayée à de nombreux domaines d’activités… Devant cette profusion de métiers, les marchés ont pris l’habitude de lui appliquer « une décote de holding »… Pourtant lorsqu’on s’intéresse au modèle économique de l’entreprise les spécialistes répondent sans ambages, « Vivendi, c’est le modèle de l’abonnement ». Le meilleur exemple, Canal +, illustre les problématiques auxquelles sont confrontés les grands groupes médias de notre époque…

Un géant français confronté à un problème de taille mondiale

Dans l’article Vivendi le meccano perpétuel, du magazine capital on peut ainsi lire : « en cent soixante ans, l’ancien distributeur d’eau a collecté des déchets, ­investi dans le transport, les médias, les télécoms… Sous ce fouillis apparent, un modèle : l’abonnement ». Des fois critiquée pour le manque de cohérence de ces activités, la direction a déjà répondu avec sa « stratégie du flotteur » que des synergies existent au sein de toutes ses activités…

Pourtant, à l’ère de la gratuité, des menaces viennent affecter les perspectives de développement du groupe. Pour mieux comprendre, Pascal Lechevallier nous évoque dans un article assez complet, la situation américaine du marché de l’audiovisuel US : « avec un sens inné de la formule, les américains appellent « cord cutting » ou « cord shaving » le fait de délaisser son abonnement à une chaîne payante du câble au profit du service de SVOD de Netflix ».

Le modèle de la gratuité une chimère dangereuse ?

Pourtant ce sont bien les chaines TV payantes qui financent majoritairement la production audiovisuelle, comme le confirmait encore récemment une étude du magazine du business du cinéma américain, The Hollywood Reporter. Il y a donc bien un problème quand on voit Netflix absorber le marché la vidéo US, et alors même que ce dernier pourrait prochainement poser ses valises en France. Car si le service de vidéo à la demande fonctionne aussi sur le modèle de l’abonnement, et finance des productions à succès comme House of Cards, l’entreprise bénéficie gratuitement des infrastructures des opérateurs télécoms qui commencent à protester. Outre Atlantique, Netflix pourrait bien voir la neutralité du net remettre en cause l’attractivité de son offre. L’autorité de régulation voudrait obliger le groupe à payer pour l’utilisation de la bande passante par ses usagers…

Mais ces questions se posent également en France… A l’émission questions d’info, la ministre de la culture, Aurélie Filippetti rappelait qu’il incombe aujourd’hui au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) de se prononcer sur le changement d’un modèle économique d’une chaine. Cette question se pose notamment lorsque des chaines comme paris première initialement sur le modèle du payant et de l’abonnement, décident de basculer vers le gratuit via la TNT. Si cette stratégie peut être acceptée par l’autorité de régulation, rien ne dit qu’elle soit effectivement payante…

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