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Marchés émergents et Digital : les nouveaux points cardinaux des agences de com’

le 31 janvier 2014 à 21:59 

DigitalLa communication est un métier en pleine expansion, et les professionnels du secteur n’ont de cesse de devoir réinventer leur identité professionnelle. C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre les mouvements entre les principales agences de communication ces derniers mois. Entre Euro RSCG qui change de nom, Publicis qui fusionne avec Omnicom et WPP qui se développe avec Richard Attias & Associates, le milieu se recompose au rythme des innovations. Pour reprendre une formule bien connue, c’est « la destruction créatrice », reste à savoir qui seront les gagnants ?

La communication, des métiers d’avenir

D’après les chiffres du Ministère du travail, « 70 000 personnes travaillent dans la communication » (source : Dares) en 2009. Que ce soit en agence ou en interne, le secteur de la communication s’est véritablement développé sous l’effet de la médiatisation des relations publiques. « Pascale Neuveu directrice de l’école des Médias rappelle l’importance de mener une stratégie de communication et de e-reputation sur Internet » lors de son témoignage à digischool.

Finalement la communication est semblable à de nombreux secteurs, en effet, le numérique est un fort relai de croissance comme le montre le succès du département Publicis Consultants Net Intelligence. Autre caractéristique forte, l’ouverture sur les marchés émergents reste une condition sine qua none pour s’assurer de bonnes perspectives de développement. C’est d’ailleurs dans cette perspective que Euro RSCG s’est transformé en HAVAS Worldwide.

La communication doit entrer dans le nouveau monde des pays émergents

C’est à la vue de ces caractéristiques que Martin Sorrell, directeur de WPP décrypte la future fusion ses concurrents : « Publicis, qui avait su prendre une certaine avance dans le digital et les marchés émergents, alors que le nouvel ensemble ne réalisera qu’autour de 20 % de son activité dans chacun de ces deux domaines, où Omnicom est aujourd’hui moins présent. Chacun de ces segments pèse déjà un tiers de notre business. Quant à Omnicom, son président a toujours dit qu’il refuserait de payer un prix élevé pour une acquisition dans le digital ou sur les marchés émergents. Or, c’est précisément ce qu’il fait avec cette opération ».

Dans le Figaro,  Richard Attias qui vient donc de vendre 30% de son entreprise au britannique confirme d’ailleurs cette stratégie de développement. En résumant les caractéristiques de son entreprise, on comprend ce qui a attiré l’investisseur anglais : « Nous misons toujours sur les nouveaux marchés, les nouveaux médias et les études. Nos revenus atteignent déjà 1,1 milliard de dollars en Chine, avec 1200 personnes. À titre de comparaison, la France génère 850 millions de dollars, soit à peu près autant que Publicis. Au Brésil, nous réalisons 700 millions de dollars de chiffre d’affaires, 450 millions en Inde et plus de 200 millions en Russie ».

 

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