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Les brevets : le fer de lance de la rivalité technologique

le 23 août 2012 à 8:59 

Dans ce secteur très concurrentiel qu’est l’high-tech, les différents protagonistes du marché se battent férocement pour obtenir un monopole sur leurs produits, d’un point de vue autant économique, technologique, ou culturel.  Etant en tête du marché, Google, Apple et Samsung sont les meilleurs exemples de cette course au sommet technologique.

Parmi les possibilités utilisées pour se détacher de ses concurrents, on peut citer l’usage de spots publicitaires avec leur lot de célébrités pour « promouvoir » un produit, par exemple l’intervention de Martin Scorsese pour présenter l’usage de Siri dans l’iPhone 4S, out tout dernièrement, l’acteur James Franco avec à la main la dernière tablette de Samsung, la Galaxy Note 10.1.

Cette rivalité de « bonne guerre » n’est que la face visible de l’iceberg qui oppose  les maitres tenants de la haute technologie. Car loin des yeux du grand publics rivés sur la dernière célébrité à poser pour le dernier appareil sorti, un conflit se passe en coulisses, beaucoup plus pernicieux : les brevets.

Ces dépôts juridiques qui attestent la propriété d’un objet sont l’élément clé de cette opposition entre les mastodontes de l’industrie de l’high-tech. Les procès entre Apple et Samsung rendent bien compte de l’ampleur de la situation : des feuilletons juridiques internationaux où chaque verdict diffère selon la législation du pays concerné. Apple vainqueur d’un procès aux Etats-Unis, Samsung sortant gagnant d’un procès en Angleterre, etc.…  Là où l’hégémonie culturelle d’un produit ne suffit plus, l’arme juridique semble être la meilleure arme pour déclasser le concurrent.

Il existe même des compagnies usant de brevets pour simplement poursuivre d’autres entreprises : on parlera alors de « patent troll ». Cela consiste en une société qui dépose des brevets pour des produits qu’elle n’utilise pas,  et qui intente une action en justice à une autre société utilisant une technologie très similaire, dans le but de se voir verser des dommages et intérêt. Cette pratique nuit au développement technologique de l’industrie et des voix commencent à s’élever contre cette tendance. Parmi celles-ci, Pablo Chavez, directeur politique chez Google,   qui pense que les brevets  « n’aident pas le consommateur. Ils n’aident pas non plus le marché, ni l’innovation.  »

La question du consommateur est le point vers lequel toutes ces oppositions devraient se tourner. En quoi l’usager lambda sort grandi d’une interdiction d’un produit sur un territoire ou d’un versement de plusieurs centaines de milliers d’euros pour l’usage d’une norme à un concurrent ? Peut-être que ces différentes sociétés devraient  se concentrer sur leurs produits et la satisfaction qui en ressort de l’usager plutôt que de regarder les réalisations des autres et de savoir « qui est le meilleur » ?

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