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Libye : Kadhafi est loin de « décider » à partir

le 1 juin 2011 à 11:22 

Kadhafi est «prêt» à mettre en œuvre la feuille de route de l’Union africaine qui prévoit, pour mettre fin à la crise libyenne, qui dure depuis la mi-février, un cessez-le-feu «immédiat et vérifiable» accompagné d’un arrêt de bombardements de l’Otan et à entamer un dialogue pour une transition conduisant à des élections démocratiques avec les «mutins» du Conseil National de Transition, dénommé désormais Armée de libération nationale (ALN).

C’est Jacob Zuma qui donne ces «informations» après une «discussion détaillée» de deux heures à Tripoli avec son homologue libyen. Précision du président sud-africain, qui a réitéré l’appel de l’Union africaine «à un cessez-le-feu immédiat et vérifiable pour encourager les parties en guerre à entamer le dialogue», car «la solution au problème libyen ne peut pas être militaire, mais doit passer par un dialogue politique», Kadhafi n’étant «pas disposé» à quitter son pays.

«Malgré les bombardements et l’isolement», insiste le leader libyen, qui a émis le vœu que les «forces occidentales actuelles qui bombardent Tripoli et arment Benghazi donnent l’opportunité aux Libyens de discuter entre eux». Ce «vœu» a été rejeté le mois dernier par l’Alliance Atlantique qui prend le risque calculé de faire du guide libyen qui préfère mourir chez lui que de céder aux injonctions des «croisés» occidentaux, un «martyr». Déterminées à ne pas lâcher prise, d’autant que si l’opération de l’OTAN n’atteigne pas d’ici le 28 juin son but (cessez-le-feu réel et départ de Kadhafi), la Russie et la Chine ont promis leur veto cette fois; l’Afrique du Sud qui a voté le 17 mars au Conseil de sécurité la Résolution 1973 qui a autorisé l’usage de la force pour protéger les civils libyens et non pour changer le régime, demande à l’Otan de «respecter le rôle de médiateur de l’UA» et l’«intégrité» de celle-ci.

Malgré les blocages, les tentatives des Occidentaux de saper ses efforts pour un cessez-le-feu, Zuma est, selon sa ministre des Affaires étrangères, Maite Nkoana-Mashabane «satisfait des progrès accomplis» lors de cette deuxième «virée» à Tripoli. Comme pour saper cette «initiative» diplomatique, qui a été soutenue dès le 10 avril dernier par Tripoli et rejetée par le CNT tant que Kadhafi est au pouvoir, le chef de la diplomatie italienne, Franco Frattini, était hier à Benghazi. Officiellement, c’était pour inaugurer un consulat. Réellement pour envoyer un message aux rebelles qui refusent toute solution politique en affirmant que Kadhafi qui a perdu «ses plus proches collaborateurs et ses soutiens internationaux» est «fini».

Lundi, alors que le successeur de Nelson Mandela était à Tripoli pour «discuter de la nécessité de donner au peuple libyen la possibilité de résoudre par lui-même ses problèmes», l’Otan avait intensifié ses bombardements pour «achever» le régime. «La sécurité personnelle du colonel Kadhafi est source de préoccupation», déclare Zuma en entendant le chef du CNT, Moustapha Abdeljalil, déclarer : «Toute solution à la crise libyenne devra inclure un départ du colonel Kadhafi».

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