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Le chef de la diplomatie algérienne sera présent parmi « Les amis de la Libye »

le 1 septembre 2011 à 12:38 

Le chef de la diplomatie algérienne fera le déplacement aujourd’hui à Paris pour prendre part à la Conférence internationale de soutien à la Libye. L’objectif non dissimulé de ladite rencontre étant de dessiner les contours de l’après-Kadhafi, Alger tente visiblement d’échapper à l’isolement au plan international après avoir prôné la «stricte neutralité».

Le ministère des Affaires étrangères faisait savoir, hier, dans un laconique communiqué que Mourad Medelci prendra part à la réunion de Paris sans donner pour autant davantage d’explications sur la décision d’Alger. Une décision qui intervient au lendemain de l’arrivée en territoire algérien de membres de la famille de Kadhafi. «L’épouse de Mouammar Kadhafi, Safia, sa fille Aïcha, ses fils Hannibal et Mohamed, accompagnés de leurs enfants, sont entrés en Algérie à 8h45 par la frontière algéro-libyenne. Cette information a été portée à la connaissance du secrétaire général des Nations unies, du président du Conseil de sécurité et de M. Mahmoud Djibril, président du Conseil exécutif du Conseil national de transition libyen», affirmait, lundi, un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Les réactions ne se sont pas fait attendre. Le Conseil national de transition (CNT), organe politique de la rébellion libyenne, avait jugé, mardi, «très imprudent» le comportement de l’Algérie, qui agit selon lui contre «les intérêts du peuple libyen».

Le porte-parole du CNT à Londres, Guma al-Gamaty déclarait, mardi, que «le gouvernement algérien est très imprudent de travailler contre les intérêts du peuple libyen. Il devrait penser à l’avenir. Kadhafi et ses fils sont terminés. Ils appartiennent au passé». Des propos auxquels Alger n’a toujours pas réagi. Depuis le début du conflit en Libye, le ministère des Affaires étrangères réagit par communiqué pour démentir ou confirmer des informations. Lundi, ce même ministère confirmait que le ministre des Affaires étrangères avait eu un entretien au Caire avec le président du conseil exécutif du Conseil national de transition libyen (CNT), à l’initiative de ce dernier. L’entretien a porté sur «les derniers développements intervenus en Libye, les conclusions de la dernière réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine consacrée à la Libye, ainsi que sur la nécessité de préserver l’unité du peuple libyen frère et de hâter le retour d’une paix durable à travers une transition pacifique, inclusive et démocratique».

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a signalé que d’autres rencontres ont déjà eu lieu dans d’autres capitales en marge de conférences internationales et rappelé également que le ministère des Affaires étrangères avait annoncé, dès le mois de mars dernier, que des canaux de communication étaient ouverts avec certains représentants du Conseil. Ces mises au point n’ont cependant pas levé le voile sur la position de l’Algérie qui, en prenant part à la rencontre de Paris, devra trouver le juste milieu entre «la stricte neutralité » et le risque de se retrouver isolée.

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