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Le printemps palestinien: Entre réconciliation et reconnaissance internationale

le 2 mai 2011 à 12:09 

Dans 5 mois, les Nations unies vont vivre un événement marquant. Il s’agit de la reconnaissance internationale de l’Etat palestinien qui, bien au-delà de la consécration de la représentativité de l’OLP et de la légitimité de la lutte pour l’indépendance, exprime la viabilité de la démarche privilégiant la résistance non violente.

Si, dans le monde arabe des réformes démocratiques, le credo des « manifestations pacifiques » est érigé en vertu cardinale, le choix stratégique de la paix, incrusté dans la mémoire collective et inscrit de longue date dans la dynamique des Intifadas, n’a pas connu les mêmes faveurs d’un Occident amnésique et coupable de vision discriminatoire des « deux poids deux mesures ». L’événement onusien rend justice à cette volonté de paix palestinienne aux antipodes de la logique génocidaire, expansionniste et belliqueuse de l’occupant sioniste placé au-dessus de la légalité internationale.

Une volonté de paix qui a réussi à imposer la thèse de l’indissociabilité de l’impératif de sécurité interne d’Israël, contenue dans « la feuille de route pour la paix », et la mise en place d’un Etat palestinien fondé sue la création d’institutions crédibles et transparentes, le renforcement du secteur économique et les réformes en matière sur le renforcement de politique sécuritaire. La révolution de Ramallah, tuée par toutes les capitales et les médias occidentaux aux ordres de Tel Aviv, est un basculement dans les mentalités et le comportement révolutionnaire des Palestiniens de plus en plus convaincus que la stratégie de la paix signifie la fin de l’alibi sécuritaire brandi par Israël et permet une avancée de la cause palestinienne.

Elle a connu son apothéose dans la réconciliation palestinienne, considérée à juste titre comme un grand pas en avant dans le dénouement heureux de la crise fratricide et un élément majeur dans la réunification de la famille palestinienne. Sous l’égide de la nouvelle Egypte, en phase de renouer avec son rôle moteur dans le monde arabe du renouveau démocratique, l’accord inter palestinien qui sera entérinée par Machaal et Abbas Mahmoud, ce mercredi, est une réponse aux exigences de la société civile, des intellectuels et des personnalités influentes appelant, à Gaza et à Ramallah, la « fin des divisions ».

Il s’inscrit en droite ligne des mouvements démocratiques qui ébranlent le Proche-Orient et le Maghreb bénis par l’Europe et les Etats-Unis dépassés, cette fois-ci, par les événements et affichant clairement leur réticence. Le coup de maître de l’Egypte post-Moubarak, soucieux de reconquérir son influence ternie et son indépendance, a mis à mal Washington et son protégé en mal de « printemps palestinien » et décidés de recourir au chantage financier. Ramallah, menacée d’asphyxie, n’est plus seule.

Portée par le vent de liberté qui souffle sur le monde arabe, elle est soutenue par une vague de reconnaissances, en Amérique Latine et en Europe déterminées à agir pour briser le cercle vicieux du diktat israélien et relancer le processus de négociation à même de garantir un règlement définitif et juste de la question palestinienne. L’Etat palestinien, reconnu par 130 pays, est une réalité incontournable et la base fondamentale de la stabilité et de la paix dans toute la région.

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