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La conférence de Paris a permis à l’Algérie de réaffirmer sa position sur le conflit en Libye

le 2 septembre 2011 à 16:02 

La conférence de Paris a permis à l’Algérie de réaffirmer sa position sur le conflit en Libye, partagée désormais par nombre d’acteurs internationaux, a indiqué vendredi le ministre des affaires étrangères, M. Mourad Medelci.

A cette rencontre, « j’ai eu un certain nombre de contacts dont un à l’Elysée avec mon homologue français, Alain Juppé, avec qui j’ai échangé un certain nombre de propos sur les positions exprimées par M. Juppé et par moi-même à travers des médias français le jour même. Et, il a concédé que nos positions se rapprochaient, à la lumière de ces échanges médiatiques », a affirmé le chef de la diplomatie algérienne, au lendemain de sa participation à la conférence internationale de soutien à la Libye nouvelle.

A quelques heures de l’ouverture de cette conférence, M. Medelci  avait affirmé jeudi qu’il n’y a aucune ambiguïté dans la position algérienne concernant le conflit en Libye et que sa neutralité n’est pas synonyme de complicité avec le régime de Maammar Kadhafi.

Sur un autre média français, son homologue, Alain Juppé, estimait qu’Alger avait eu « une attitude ambiguë » pendant la crise libyenne et a « regretté » que les autorités algériennes ne reconnaissent pas le Conseil national de Transition (CNT).

Emettant des observations sur la conférence de Paris, présentée comme celle des « amis de la Libye », M. Medelci a relevé la participation de nombreux pays dont certains n’ont pas à ce jour reconnu le CNT, en particulier des pays du Sahel, représentés par des chefs d’Etat (Mali, Mauritanie, Tchad) et des ministres des Affaires étrangères (Algérie et Niger).

Il a aussi noté la présence de pays beaucoup plus nombreux à la conférence de Paris que ceux du Groupe de contact (moins de trente) sur plus de soixante délégations étrangères. « Ce n’est pas du tout le même format. C’est un format plus élargi, relativement composite puisqu’on retrouve également des pays qui n’ont pas reconnu le CNT, dont beaucoup de pays africains, mais également des pays non africains », a-t-il observé.

L’Afrique du Sud n’a pas assisté pas à la conférence de Paris pour exprimer son mécontentement de la façon dont la résolution 1973 de l’ONU a été interprétée pour mener des frappes aériennes en Libye, selon le président Jacob Zuma.

« Nous sommes mécontents de la façon dont la résolution 1973 de l’ONU a été interprétée pour mener des frappes aériennes en Libye », a-t-il déclaré lors d’une visite d’Etat en Norvège.

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