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Ségolène Royal veut limiter l’alcoolisme chez les marins

le 3 mars 2017 à 10:54 

La ministre de l’Écologie, Ségolène Royal et le secrétaire d’État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche Alain Vidalie, viennent de déposer un projet de loi qui ne va pas aider à leur popularité dans le monde de la mer. Il s’agit de restreindre la consommation d’alcool chez les marins en instaurant un taux limite d’alcool dans le sang pour les gens de mer.
Dans la pratique, cette réglementation est similaire à celle du Code de la route, elle suit la même logique. « Une concentration d’alcool dans le sang égale ou supérieure à 0,50 gramme par litre est interdite » a précisé le secrétariat des Transports, de la Mer et de la pêche à l’AFP. Cette restriction sera valable pour les marins faisant partie de l’équipage et les pilotes maritimes.
Selon certains responsables, il était temps de légiférer, car une certaine « tradition » rendait les abus d’alcool et de drogues fréquents et réguliers. Pour Patrick Beaulieu, le secrétaire général de l’Union professionnelle des personnels de l’administration de la mer (UPPAMER), les abus d’alcool et de drogues sont dus à la difficulté de la vie des marins, « jour et nuit sur le pont ». Il rappelle toutefois, que des moyens de contrôle de la santé et notamment de la consommation d’alcool des marins existent déjà pour éviter les accidents.
C’est dans cette optique, qu’a été mis en place pour les gens de mer, l’obligation d’effectuer chaque année une visite chez le médecin pour qu’il vérifie leur aptitude à la profession.
De nombreux armateurs ont, dans leur fonctionnement interne mis en place la politique dite de « bateau sec » qui, comme son nom l’indique, interdit la consommation d’alcool à bord.
La nouvelle proposition de loi prévoit des contrôles pouvant être effectués en mer ou dans les ports par les gendarmes et les capitaines. Pour bien montrer la détermination des pouvoirs publics, une batterie de sanctions sont prévues, allant de l’ajournement du départ d’un navire à la contravention.
Au passage, une nouvelle qui va concerner les 7 000 gens de mer non-résidents en France. Les certificats d’aptitude délivrés par des médecins étrangers seront reconnus pour travailler à bord d’un navire français, seulement si ces médecins exercent dans un pays mettant en œuvre les conventions de l’Organisation maritime international ou de l’Organisation internationale du travail.

Crédit photo : Laurent Allenou

 

 

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