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Maroc: Marche à Casablanca pour de réels changements politiques

le 4 avril 2011 à 13:04 

Pas moins de 5.000 personnes ont pris part dimanche à Casablanca à une marche pacifique initiée par le Mouvement « Jeunes du 20 février » pour réclamer de réels changements démocratiques au Maroc, a-t-on constaté.

Au cours de cette marche organisée au centre ville de la capitale économique du Maroc, les manifestants ont notamment scandé durant près de quatre heures « non à une constitution octroyée », « oui à une constitution qui consacre la souveraineté du peuple » « pour l’abrogation de l’article 19 » (article qui sacralise la personne du roi, NDLR), « le roi règne mais ne gouverne pas ».
Sur des pancartes, les manifestants réclamaient également « pas d’association entre la richesse et le pouvoir », « le peuple veut un Maroc nouveau » « non au despotisme », « écoutez la voix du peuple » et « non aux constitutions en l’absence des masses ».

Approchés par l’APS, des animateurs du Mouvement ont souligné que cette marche vise à signifier que le discours royal du 9 mars dernier annonçant une réforme de la constitution marocaine ne satisfaisait pas les revendications des « Jeunes du 20 février » pour des changements politiques de fond.

« Nous maintenons nos principales revendications à savoir la dissolution du parlement, la démission du gouvernement et l’instauration d’une monarchie parlementaire avec une réelle séparation des pouvoirs », a déclaré Chakir Aboubakr, étudiant et militant du mouvement à Casablanca. Il a ajouté que « le changement démocratique doit aboutir à l’indépendance de la justice, à la liberté de la presse et à la libération des détenus politiques et d’opinion ».

De son coté, Hamza Ait-Hammou, membre du groupe Attack-Maroc et du Mouvement estime que « la constitution revendiquée doit être l’émanation du peuple et dont l’élaboration doit être confiée à une assemblée constituante élue reflétant tous les courants de la société marocaine ». « Nous réclamons également une justice sociale, la réforme de plusieurs secteurs en particulier la santé, l’éducation et la justice dont la mission est de juger les symboles de la corruption », a-t-il dit.

Pour sa part, Nizar Bennamate, étudiant et membre du Mouvement du 20 février de Rabat souligne que la manifestation d’aujourd’hui à pour but de démontrer encore une fois que les jeunes et les associations qui les soutiennent rejetaient la commission Ad-Hoc chargée d’élaborer une nouvelle constitution qui n’émane pas du peuple. « Cette commission n’est pas légitime et ses membres ne sont pas crédibles », a-t-il affirmé en ajoutant que « le mouvement n’allait pas s’arrêter car il refuse les réponses partielles à nos revendications ».

Le roi Mohammed VI avait annoncé, le 9 mars dernier, la mise en place d’une « commission ad hoc » pour la réforme de la constitution en délimitant « sept fondements majeurs » pour cette révision. La commission doit présenter ses propositions d’ici le mois de juin prochain avant l’organisation d’un référendum dont la date n’a pas été fixée. Des rassemblements et marches étaient également prévus dans d’autres villes marocaines notamment à Marrakech, Agadir, Fès et El-Jadida pour réclamer des changements démocratiques.

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