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La situation tendue en Côte d’Ivoire débattue mardi par le Conseil de sécurité de l’ONU

le 5 avril 2011 à 14:12 

Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunit mardi pour débattre de la situation tendue en Côte d’Ivoire, théâtre d’affrontements meurtriers opposant le camp d’Alassane Ouattara, reconnu président légitime du pays à celui de Laurent Gbagbo, pressé par la communauté internationale de quitter le pouvoir.

Au cours de la réunion, le sous-secrétaire général de l’ONU aux opérations de maintien de la paix, Alain Le Roy, informera le Conseil de sécurité des événements récents concernant la mission de paix de l’ONU en Côte d’Ivoire, où des tirs à l’arme lourde étaient entendus dans la matinée aux alentours du quartier du palais présidentiel à Abidjan, au lendemain de l’entrée en action des forces de l’ONU et de la force française « Licorne ».

« Nous assistons à une véritable guerre civile » en Côte d’Ivoire, a déclaré l’ambassadeur colombien à l’ONU, Nestor Osorio, dont le pays exerce au mois d’avril la présidence tournante du Conseil de sécurité. Les forces de la mission onusienne en Côte d’Ivoire (Onuci) et celles la Licorne ont attaqué les derniers bastions du régime de Gbagbo pour y détruire les armes lourdes.

Selon des médias, qui citent des témoins, de violents combats se poursuivaient notamment autour de l’Ecole de gendarmerie, dans le quartier de Cocody (nord). « Les forces pro-Ouattara essaient d’entrer dans le camp », a indiqué un habitant.

Evoquant des informations recueillies sur place, le Haut commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a fait état de dizaines de personnes tuées dans les combats à l’arme lourde survenus ces derniers jours dans la capitale économique ivoirienne. Un porte-parole du gouvernement du président sortant a indiqué que les « bombardements » de l’Onuci et de la Licorne sur des cibles militaires à Abidjan avaient fait « beaucoup de morts ». Engagée depuis fin mars par les forces pro-Ouattara, la bataille d’Abidjan a pris une autre dimension avec l’entrée en scène lundi des l’Onuci et de la Licorne, plus de quatre mois après le début de la crise post-électorale dans le pays.

La situation humanitaire à Abidjan est devenue « absolument dramatique et s’est encore détériorée » pour les civils pris dans les combats, s’est inquiétée la porte-parole du Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l’ONU, Elisabeth Byrs. Ces événements, marqués par des violences meurtrières ayant fait un millier de morts depuis décembre dernier, continuaient de soulever les préoccupations et les inquiétudes de la communauté internationale qui insiste sur la fin des hostilités, et presse Gbagbo de partir.

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« Très préoccupé » par la crise ivoirienne, le secrétaire général adjoint de l’ONU aux droits de l’homme, Ivanov Simonvitch, est arrivé mardi à Abidjan pour évaluer la situation prévalant dans le pays et discuter avec les protagonistes de la crise post-électorale dans ce pays, où se poursuivaient de violents combats entre le camp d’Alassane Ouattara et celui de Gbagbo. M. Simonvitch aura en outre des rencontres avec des représentants de la communauté internationale et de l’ONU pour évaluer la situation tendue dans ce pays.

Au total, 330 personnes ont été tuées dans des combats à Duékoué, dans l’ouest de la Côte-d’Ivoire, selon la mission de l’Onuci, alors que la Croix rouge internationale fait état de 800 morts. Profondément « inquiète » face à « la situation tendue et à la crise humanitaire » dans ce pays, l’Union africaine (UA) appelle à cesser les violences et à protéger les civils pour permettre de négocier une solution pacifique répondant aux aspirations du peuple ivoirien.

Le président de la Commission de l’UA, Jean Ping, a appelé les protagonistes ivoiriens à la « retenue » et à la « protection des civils », faisant part de son espoir de trouver « une solution rapide au conflit pour permettre au président légitime (Ouattara) d’entamer ses fonctions à la tête de la Côte d’Ivoire ».

L’Union européenne (UE) appelle, elle aussi, au départ de Gbagbo, a déclaré Van Rompuy dans un communiqué publié lundi à l’issue d’une rencontre à Bruxelles avec M. Ping. « M. Gbagbo doit partir pour que la paix s’impose. J’ai exprimé mon soutien pour les efforts visant à ce qu’il démissionne immédiatement », a souligné M. Van Rompuy. Il s’est dit « horrifié » par les informations sur « de graves violations des droits de l’Homme » en Côte d’Ivoire, et a salué « les efforts en cours de la mission de l’ONU dans ce pays pour protéger la population civile ».

De son côté, le président américain Barack Obama a exhorté le président ivoirien sortant de respecter la volonté de ses compatriotes et à « cesser de revendiquer la présidence ». D’après Ally Coulibaly, ambassadeur ivoirien à Paris nommé par Alassane Ouattara, Gbagbo « serait en négociations pour se rendre » depuis lundi. « Je crois que Laurent Gbagbo est en vie actuellement. J’apprends qu’il serait en négociations pour se rendre », a déclaré le diplomate, ancien proche conseiller de Ouattara, largement soutenu par la communauté internationale.

L’ambassadeur a déclaré ignorer par quel canal s’effectuerait une telle négociation et ne pas savoir si un médiateur était impliqué dans de telles discussions.

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