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Yémen : La trêve sera-t-elle respectée ?

le 6 juin 2011 à 15:32 

L’intensité des combats a sensiblement diminué ces deux derniers jours. Toutefois, l’avenir du pays n’est pas encore discuté entre le gouvernement et l’opposition.

Une trêve négociée par le vice-président yéménite semblait tenir ce lundi à Sanaâ, hormis un incident mortel, alors que le chef de l’Etat contesté Ali Abdallah Saleh, blessé dans un attentat, a été opéré à Riyad et devrait regagner le pays dans deux semaines selon les Saoudiens. Proposée par le roi Abdallah d’Arabie saoudite, cette trêve a été négociée par le vice-président Abed Rabbo Mansour Hadi, avec le puissant chef tribal des Hached, cheikh Sadek al-Ahmar.

Ce lundi, des proches de cheikh Ahmar ont accusé des snipers à la solde du régime d’avoir tué trois des hommes du chef tribal, près de sa résidence dans le nord de la capitale. Dans la nuit d’hier, au moment où se négociait la trêve, deux assaillants ont été abattus après avoir attaqué à Sanaâ un barrage tenu par les hommes du général dissident Ali Mohsen al-Ahmar et tué trois personnes, dont un soldat. L’attaque a eu lieu près de la résidence du vice-président qui assume en principe le pouvoir en l’absence de M. Saleh. Outre ces incidents, aucun combat n’a été signalé lundi matin dans la capitale, mais les routes étaient barrées par des barrages militaires ou dressés par les partisans de cheikh Ahmar. Les combats se sont concentrés autour de la maison du chef tribal et les destructions ont touché de nombreux bâtiments publics et habitations.

A Taëz, grande ville du sud-ouest et autre foyer de la contestation du régime de M. Saleh, au pouvoir depuis 33 ans, le calme régnait également ce lundi. Les forces de l’ordre se sont retirées de la ville et ne gardent que le palais présidentiel, alors que les manifestants ont reconstitué leur sit-in. Cheikh Ahmar a accepté, hier, une trêve et l’évacuation des bâtiments publics qu’occupent ses partisans à Sanaâ contre un repli des forces gouvernementales, à la demande du vice-président.

Les forces gouvernementales et les partisans armés de cheikh Ahmar, qui soutient les protestataires hostiles au régime, sont engagés depuis le 23 mai dans de violents combats dans ce quartier. Les combats se sont étendus vendredi à un autre quartier du sud de la capitale. Plusieurs trêves dans les combats ont été rompues, les forces gouvernementales et les partisans de cheikh Ahmar s’accusant mutuellement de stocker des armes dans des immeubles ou bâtiments publics pour s’en servir dans leurs attaques contre la partie adverse.

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