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Tunisie: La police réprime toujours

le 7 mai 2011 à 18:37 

Quinze journalistes travaillant pour des médias internationaux et tunisiens ont été frappés par les forces de l’ordre lors de la couverture de manifestations jeudi et hier, vendredi, à Tunis, a déclaré le Syndicat national des journalistes tunisiens.

«Des dizaines de policiers en uniforme et en civil ont frappé d’une manière cruelle des journalistes, tout en sachant qu’ils étaient journalistes et ils ont cassé des appareils photo et poursuivi des journalistes jusqu’à l’entrée du journal La Presse», écrit le SNJT.

«J’ai été agressé par 4 policiers dans l’escalier du journal La Presse. Ils m’ont pris 2 appareils photo et un ordinateur portable et m’ont frappé sur la tête avec des barres de fer», raconte un journaliste.

Un autre photographe travaillant pour l’agence EPA, Mohamed El-Hammi, a été également frappé. «Ils m’ont violemment tabassé et m’ont confisqué mon appareil photo, et ce sont des policiers en civil qui m’ont confisqué mon matériel. Je ne peux plus bouger mon dos tellement j’ai mal», dit-il. Hier, vendredi, avenue Bourguiba en plein cœur de Tunis, 200 jeunes manifestants scandaient des slogans antigouvernementaux. Soudain, la police lance la charge et les traque sans faire de distinction entre manifestants et journalistes dans une brutale démonstration de force.

Vers 13h 50 : des manifestants crient depuis une vingtaine de minutes des slogans comme «Dégage», «le gouvernement de transition travaille toujours pour Ben Ali» et «nous voulons une autre révolution».
Ils font face à un cordon de policiers déterminés à les empêcher de progresser en direction du ministère de l’Intérieur sur l’avenue Habib-Bourguiba. Les mains des manifestants s’agitent pour leur signifier de «dégager» eux aussi.
A 13h 52, les forces de l’ordre chargent soudainement les manifestants. Tirs massifs de gaz lacrymogènes.

La panique se propage parmi les manifestants et les piétons qui se lancent dans une course effrénée pour se mettre à l’abri dans les halls d’hôtels et de bâtiments. Les magasins baissent leur rideau de fer. Cagoulés, en uniforme ou en civil, les policiers sillonnent l’avenue Bourguiba à bord sur des motos, d’autres avec des chiens noirs, à pied. Un blindé léger circule également sur l’avenue.

Sous le regard d’hommes en costume cravate salués respectueusement par les forces de l’ordre, un manifestant est durement frappé par plusieurs policiers, alors qu’il est tombé sur les rails des tramways.
Vers 14h 00, les forces de l’ordre procèdent à des interpellations violentes, frappant à coups de pied et de matraque des manifestants, dont certains sont à terre. La manifestation avait été appelée sur Facebook pour soutenir un ancien ministre de l’intérieur, Farhat Rajhi, qui a provoqué un électrochoc dans le pays en évoquant la préparation d’un «coup d’Etat militaire» en cas de victoire des islamistes aux élections prévues le 24 juillet d’une assemblée constituante..

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Une réponse à “Tunisie: La police réprime toujours”

  1. zitouni 7 mai 2011 23:45

    La Tunisie aurait dû maintenir l’interdicition de formation islamistes comme sous l’ère Ben Ali.Le peuple tunisien ne veut pas voir les acquis de sa « révolution » et les efforts de démocratisation de l’état,s’évaporer.J’éspère que la Tunisie ne sombrera pas comme nous avions sombrés de 1992 à 2002,10 ans de cauchemars terroristes.Car j’ai l’impression que c »est un scénario à l’algérienne qui menace de se repéter cette fois-ci en Tunisie 19 ans plus tard après l’interruption du processus électorale en Algérie.Le peuple tunisien revendique depuis la chute du régime de Carthage,la laïcité,montrant ainsi et confirmant qu’il est bien attaché aux valeurs de la démocratie et qu’il est déterminé à faire barrage sur le courant islamiste menacant de se construire.Car il ne s’agit pas pour un pays d’avoir gagner des acquis pour ensuite nécessairement se retrouver dans le meilleur.Il faut savoir comment construire en évitant des hypotétiques islamistes sur le destin d’une nation et des citoyens en tant qu’alternatives politiques.L’histoire ne nous l’a enseigné,ns les algériens sommes les mieux placés pour le savoir et les tunisiens le savent.Comme il ne s’agit pas non plus d’avoir échappés au pire pour se retrouver dans le meilleur.Sinon ca serait les acquis d’une révolte et les sacrifices après avoir résistés à un cahos,qui n’auront servis à rien.Et c’est ce qui peut arriver de pire à un peuple…
    Ce que je ne souhaite pas pour notre pays et peuple frère la Tunisie(Tounsi,tous unis) et les tunisiens.

    Il faut maitenant que par sa maturité le peuple tunisien s’active contre les menaces radicales jusq’aux élections de juillet.Car il y’a malheureusement des périphéties qui laissent présager des suites inquiétantes…
    Comme l’égorgement d’un prêtre polonais de 34 en février dernier.Le peuple tunisien doit insister sur le fait qu’il n’adhère pas à la doctrine islamiste,le faire entendre de facon acharnée jusq’aux échéances de juillet pour ainsi mettre la pression sur les intégristes et leurs ambitions et leur faire comprendre qu’après leur révolte,ce n’est pas avec eux qu’ils produiront les ingrédients de la contruction d’un état de droit dont le peuple a payé pour cet acquis.Faire comprendra aussi à l’état tunisien qu’il est hors de question de revenir à un état policier ou pis à un état militaire en cas de victoire islamiste ou a une dictature religieuse.L’état tunisien doit réféchir par 2 fois.

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