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Syrie : La pression diplomatique s’accentue

le 7 août 2011 à 17:02 

Des chars de l’armée syrienne ont pris d’assaut ce dimanche matin la ville de Deir Ezzor, alors qu’une opération similaire dans la province de Homs faisait quatre morts.

Les chars ont pénétré dans plusieurs quartiers de la ville, située à l’est du pays, et des bombardements ont été signalés dans au moins trois secteurs, a affirmé Rami Abdel Rahmane, directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (Osdh) basé à Londres.

Les Comités de coordination locaux (LCC), qui coordonnent les manifestations anti-gouvernementales en Syrie, ont, pour leur part, affirmé que l’armée a pénétré dans neuf quartiers de Deir Ezzor et que de «très fortes explosions» ont été entendues dans la ville.

L’attaque à Deir Ezzor a été menée quelques heures seulement après que le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a exhorté le Président syrien Bachar el-Assad de mettre fin à la campagne militaire contre les opposants. Pour sa défense, le Président Assad a évoqué qu’«un grand nombre» de membres des forces de sécurité syriennes a été tué au cours des manifestations.

Cette intervention musclée intervient également au lendemain de l’annonce de la tenue d’élections législatives «libres et transparentes» avant la fin de l’année par le régime de Bachar el-Assad.

«La Syrie tiendra des élections libres et transparentes qui donneront naissance à un Parlement représentant les aspirations du peuple syrien», a affirmé le ministre syrien des Affaires étrangères. «Pour le pouvoir syrien, la voie du règlement de la crise actuelle est celle du dialogue national», a-t-il affirmé, fustigeant la «position négative de l’opposition». Mais dans le même temps, les forces de sécurité syriennes ont arrêté, hier, samedi, Walid al-Bounni, l’un des opposants les plus en vue à Damas, et ses deux fils, à son domicile dans la banlieue de Damas, a annoncé le président de l’Observatoire syrien des droits de l’homme.

Médecin de formation, Bounni, 47 ans, avait été, en 2000, l’un des animateurs du «Printemps de Damas», juste après l’arrivée au pouvoir de Bachar el-Assad, et l’un des signataires de la «Déclaration de Damas», qui appelait à un «changement démocratique radical».

Ces arrestations surviennent alors que la pression diplomatique s’accentue sur Damas, au lendemain de la mort de 22 nouveaux manifestants lors du premier vendredi du mois de ramadan. Washington, Paris et Berlin envisagent de nouvelles mesures contre Damas, tandis que les monarchies du Golfe ont réclamé la fin de l’«effusion de sang» et l’introduction de réformes.

Le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu se rendra, pour sa part, mardi prochain, en Syrie pour transmettre «avec détermination» au régime de Damas les «messages» d’Ankara, «à bout de patience» face à la violence de la répression dans ce pays, a affirmé le Premier ministre turc.Au moins 2 038 personnes, dont 389 militaires et agents de sécurité, ont péri en Syrie depuis le début du soulèvement à la mi-mars contre le régime du Président Assad, selon l’Osdh.

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