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Syrie : L’opposition opte pour les élections

le 8 mai 2011 à 11:29 

La crise syrienne a pris hier une nouvelle tournure. Pour la première fois depuis le début des manifestations, les contestataires ont soumis une série de propositions détaillées au régime d’El-Assad, dont des élections libres dans un délai de six mois. Hier, sur Facebook, ils ont soutenu qu’El-Assad sera «la fierté de la Syrie contemporaine», s’il peut «transformer la Syrie d’un régime de dictature en un régime démocratique». «Les Syriens vous en seront reconnaissants et c’est possible de le faire.

La solution est simple : arrêtez de tirer sur les manifestants, laissez se dérouler les manifestations pacifiques, détachez toutes vos photos et celles de votre père, libérez tous les détenus politiques, instaurez un dialogue national, autorisez le pluralisme politique et organisez des élections libres et démocratiques dans six mois», ont-ils revendiqué, demandant également au président de limoger ses conseillers. El-Assad est, toutefois, resté sourd aux revendications des contestataires. L’armée appuyée par des chars est intervenue à Banias, encerclée depuis plus d’une semaine. Alors que des chars ont pénétré tôt le matin dans la ville et tentant de se diriger vers les quartiers sud, bastion des manifestants, des bateaux de guerre patrouillaient au large.

Les communications et l’électricité ont, en outre, été coupées dans la ville. Selon certains militants, «il semble qu’ils (les forces de l’armée) s’apprêtent à attaquer la ville comme ils l’ont fait à Deraa». Vendredi, désormais baptisé «Vendredi du défi» par les manifestants, au moins 26 manifestants ont été tués par les forces de sécurité dans plusieurs villes du centre et de l’ouest, dont seize à Homs, où des chars ont pris position dans le centre de la ville et dans des quartiers périphériques et six à Hama (où en 1982, une terrible répression avait fait 20.000 morts lors d’un soulèvement des Frères musulmans contre le régime de Hafez El-Assad). La vague d’arrestations figure toujours dans l’échiquier de l’armée. Et pour preuve, Riad Seif, grande figure de l’opposition syrienne, a été interpellé vendredi. Sur la scène internationale, face à cette répression sanglante, l’UE a décidé de sanctionner treize membres du régime syrien, mais pour l’instant, El-Assad n’est pas concerné par ces mesures.

La France a assuré que ces sanctions n’étaient qu’une «première étape» avant un élargissement aux «plus hauts dirigeants». De son côté, la Maison Blanche a mis en garde le régime contre de «nouvelles mesures» s’il ne mettait pas fin à la répression «brutale» des manifestants.

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