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Vaccination : la Cour des Comptes juge sévèrement la communication institutionnelle

le 9 février 2018 à 12:08 

Le rapport annuel de la Cour des Comptes s’est intéressé au délicat sujet de la vaccination. Comme on pouvait s’y attendre, pas question pour la vénérable institution gouvernementale de remettre en cause le bien-fondé de cette initiative. Cependant, la Cour des Comptes cherche à savoir pourquoi, malgré d’innombrables campagnes consacrées au sujet chaque année, l’hésitation vaccinale est plus forte dans notre pays que dans bien d’autres.

Pas question donc pour la Cour des Comptes de refaire le débat, pour ou contre, car sa fonction est de constater le résultat des décisions prises. A ce titre, elle prend acte, que de toute façon, les vaccins sont plus efficaces si l’ensemble de la population, est vacciné. Il apparaît donc illusoire de s’arrêter au milieu du guai, de même qu’il est illusoire de penser, que sous-prétexte qu’elles ont disparu, les maladies ne peuvent pas réapparaître. Il est clair, que si un trop grand nombre de personnes, ne se font plus vacciner, certaines maladies que la vaccination a permis d’éradiquer du territoire comme la poliomyélite peuvent revenir.

De fait, dans son rapport, la Cour des Comptes s’attarde à mettre en évidence le manque de résultats des campagnes de prévention en faveur de la vaccination. Elle devrait selon elle, être complétées par d’autres dispositions ayant différentes vertus.

Par exemple, plus radical, à l’instar des pays comme la Grande-Bretagne, l’Australie et bien d’autres, les Sages plaident pour « recourir à l’école comme lieu de vaccination ». La solution a déjà été envisagée, mais aucun gouvernement ne veut se prendre de face, la levée de bouclier que cela engendrerait et réfléchir à l’organisation que cela suppose.

Plus simple et parfaitement évidente, la Cour demande également de revenir sur la suspension de l’obligation vaccinale contre la grippe pour les professionnels de santé.

Plus pragmatique encore, que les vaccinations puissent être effectuées par plus de personnes comme les infirmiers et les pharmaciens, afin de toucher davantage de Français. Dans ce cas, c’est le lobby, celui des médecins qu’il va falloir affronter, car ils vont y voir comme une perte de pouvoir.

Enfin, la Cour des Comptes est très dure envers la communication des pouvoirs publics, qu’elle trouve trop mièvre, peu réactive, et d’un classicisme devenu insuffisant face aux agissements des anti-vaccins, qui utilisent à merveille les réseaux sociaux. Sans aller jusque dans la bassesse, qui consiste à jouer sur les sentiments, et les émotions, plutôt que sur la raison, et l’efficacité en montrant une photo d’un enfant qui va mourir parce qu’il n’a pas été vacciné. Il convient, d’être plus présent sur les réseaux sociaux, afin de contenir les agissements sans scrupules et non dénués d’arrière-pensées politiques de certains.

Chacun a le droit d’avoir des opinions différentes, et surtout de les défendre en matière de vaccination comme dans d’autres domaines. Cependant, il convient pour faire avancer le débat sereinement, de démasquer les « tartuffes » qui n’ont rien à faire de la santé publique, des vaccins, et qu’ils utilisent ce levier pour engranger des « clics » et des adresses « mails » pour y déverser leur future publicité, ou leur propagande.

Crédit photo : Comunidade Crista Paz

 

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