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PMA: 645 millions d’habitants concernés dans le monde

le 9 mai 2011 à 14:45 

La conférence pour les pays les moins avancés (PMA) devant étudier un nouveau plan d’aide aux pays les plus pauvres de la planète, s’est ouverte aujourd’hui, lundi, à Istanbul.

Les dirigeants des 48 PMA, de pays donateurs et d’institutions doivent réexaminer le Plan de Bruxelles, qui est en vigueur depuis ces dix dernières années pour soutenir les PMA, des pays qui ont un revenu annuel par habitant de moins de 745 dollars. Le secrétaire général de l’ONU, président de cette conférence, entend mettre l’accent sur plusieurs «secteurs clés», pour soutenir ces pays. Lors d’une réunion préparatoire hier dimanche, il a cité notamment l’accroissement des capacités de production des PMA, l’aide et le commerce, l’allégement de la dette, les investissements directs étrangers et les transferts de technologie.

La «gouvernance démocratique» est également une condition au développement des PMA, a dit Ban Ki-moon. «Il est essentiel pour les PMA que la gouvernance démocratique et le fait de devoir rendre des comptes soient ancrés et institutionnalisés» dans les PMA, a-t-il ajouté. Les négociateurs des PMA, soit 33 en Afrique et 14 en Asie plus Haïti «veulent mettre en place des mesures pour construire des infrastructures, afin d’atteindre l’autosuffisance économique, faire reculer la pauvreté et créer des emplois décents», avait indiqué l’ONU avant l’ouverture des travaux.

La hausse ces derniers mois des prix alimentaires, source de troubles politiques et sociaux, est une question cruciale pour les PMA. «La hausse des prix alimentaires est un défi sérieux et aussi une opportunité. La plupart des PMA sont importateurs nets de denrées alimentaires et un tiers des populations est mal nourrie de manière chronique. Mais si des infrastructures modernes sont en place et si les paysans sont suffisamment aidés, ils bénéficieront de prix stables et sortiront de l’agriculture à bas rendement», selon l’ONU.

La Banque mondiale, qui organise plusieurs forums durant la conférence où elle jouit d’un statut d’observateur, dresse une longue liste des remèdes pour améliorer la situation des PMA, a expliqué Ngozi Okonjo-Iweala, directrice générale de l’institution. Il faut «soutenir la production agricole sur le long terme» dans les PMA, «développer des stocks alimentaires» dans ces pays et «soutenir des stocks à des fins humanitaires», a-t-elle expliqué. De même, les pays producteurs «ne doivent pas imposer de restrictions sur leurs exportations».

Il faut également «soutenir les pays qui ont été affectés par des conflits» dans les domaines de «la justice, de l’emploi et des institutions», aider les PMA à construire des «réseaux de sécurité sociale», tels que des programmes scolaires ou d’aide aux femmes enceintes, et, enfin, «soutenir le rôle des femmes» dans les PMA, a ajouté la responsable. Les PMA comptent 645 millions d’habitants vivant en dessous du seuil de pauvreté et leurs populations devraient doubler d’ici à 2050. Economiquement vulnérables, avec de grandes difficultés sociales, ils représentent seulement un pour cent du commerce mondial. Cette conférence de l’ONU se tient tous les dix ans.

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