Top

Le président égyptien rétablit le Parlement à tendance islamiste

le 9 juillet 2012 à 10:46 

L’islamiste Mohamed Morsi, nouveau président égyptien, a décidé dimanche dernier de rétablir le Parlement à tendance islamiste. Trois semaines après sa dissolution, l’armée avait repris le pouvoir législatif au pays.

Le nouveau chef d’État égyptien, Mohamed Morsi, a émis un « décret présidentiel annulant la décision prise le 15 juin 2012 de dissoudre l’Assemblée du peuple et invite la chambre à se réunir de nouveau et à exercer ses prérogatives », a rapporté l’agence officielle Mena.

La décision de rétablir le Parlement annonce un bras de fer tendu avec le Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui s’était attribué à la mi-juin le pouvoir législatif, par une décision de justice. L’assemblée avait été dissoute en application d’une décision de la Haute cour constitutionnelle la déclarant illégale. Contestée par les Frères musulmans (mouvement politique majoritaire au sein du Parlement), la mesure avait également invalidé les législatives, achevées en janvier,  à la suite d’un vice juridique dans la loi électorale ayant régi le scrutin. Un raz-de-marée islamiste avait alors envahi les bancs de l’assemblée. La même Déclaration octroyait un droit de veto au CSFA sur tout article de la future Constitution

Mohamed Morsi, étant issu des Frères musulmans – rivaux historiques des militaires – ne comptait pas sans l’appui de son Parlement, fortement islamiste.

Le décret de Morsi inclut toutefois « l’organisation d’élections anticipées pour la Chambre, 60 jours après l’approbation par référendum de la nouvelle Constitution du pays, et l’adoption d’une nouvelle loi régissant le Parlement », toujours selon La Mena.

Morsi avait pourtant prêté serment le 30 juin devant la Haute cour constitutionnelle. Un porte-parole de la cour, Maher Sameh,  a indiqué que « l’assemblée générale de la Haute cour constitutionnelle a été convoquée lundi 9 juillet en réunion extraordinaire »  pour débattre de cette affaire. L’opposant Ayman Nour a de son côté appelé M. Morsi à respecter les décisions de la justice tandis que le député de gauche Abou El-Ezz al Hariri a dit qu’il porterait l’affaire devant la cour administrative pour annuler les décisions du président.

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (Pas d'évaluation)
Loading...

N'hésitez pas à laisser un commentaire ...
et oh ! si vous voulez une image pour vous montrer avec votre commentaire, allez obtenir un Gravatar!





*

Bottom