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L’échec symptomatique des transports en commun en Île-de-France

le 10 janvier 2014 à 16:26 

métro_Paris_photoKevin.BL’augmentation de la TVA de 7 à 10% voulue par le gouvernement devrait se répercuter, notamment sur le prix des titres de transports en commun. C’est du moins la solution qu’a choisi le Syndicat des Transports en Île-de-France, présidé par l’élu socialiste Jean-Paul Huchon. Sa principale opposante à la région, Valérie Pécresse, cheffe de file de la droite parisienne, dénonce cette solution qui pénalise les Franciliens sur des consommations de première nécessité.

Pour protester contre cette mesure qui vient grever le pouvoir d’achat des Franciliens, 150 élus dont Nathalie Kosciusko-Morizet, ont accompagné l’ex-ministre du budget dans sa rencontre des usagers du 9 janvier à 7h00 à la gare Saint-Lazare. 

Les transports, un échec de la Région Île-de-France

Alors que la question du non cumul des mandats, portée un temps par la gauche, n’est plus vraiment à l’ordre du jour, le président de la région socialiste, également président du syndicat des transports d’Île-de-France (IDF) ne semble pas bien connaître toutes les compétences de ses fonctions. Ainsi, il affirmait au journal Le Parisien : « Le Stif n’augmente pas les tarifs de son fait. Mais la hausse du titre de transport sera bien limitée à la hausse de la TVA : 3% ».

Et pourtant, l’ex-ministre du Budget a réuni les élus de la droite francilienne pour contester les choix d’une politique des transports symptomatique d’une vision de la politique clientéliste. Valérie Pécresse souligne notamment qu’il est possible de « renégocier avec les transporteurs pour qu’ils ne répercutent pas la hausse de TVA alors que la SNCF bénéficie du crédit impôt compétitivité emploi et à faire en sorte que toutes les taxes nouvelles encaissées par la Région, et destinées aux transports, soit réellement réinvesties dans les transports ».

Les transports en commun, un poste budgétaire symptomatique

Pour la première fois depuis 30 ans, l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques relayé par le Nouvel Obs, montre que le pouvoir d’achat a diminué. Devant cette réalité qui vient sanctionner les arbitrages politiques des 20 derniers mois, la mesure qui vise à augmenter les prélèvements obligatoires sur des biens de première nécessité, comme les titres de transport, est très mal perçue par l’opinion.

Surtout que comme le rappelle Valérie Pécresse au journal 20 Minutes : « en trois ans, les prix ont augmenté, pour le forfait Navigo zone 1 et 2, de plus de 10 euros par mois et jusqu’à 13,70 euros en zone 1-4» ! Plutôt que de faire peser le poids des augmentations d’impôts sur les usagers, l’opposition régionale milite par exemple pour « une baisse de 25% du budget affecté aux organismes satellites de la Région : Agence régionale du développement, Comité régional du tourisme, Airparif, Agence régionale de l’environnement ».

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