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Algérie – Législatives 2012 : Verra-t-on une plus forte présence féminine ?

le 12 février 2012 à 8:17 

Les échéances législatives de 2012 revêtiront un cachet particulier puisqu’elles sont la résultante d’un processus de réformes politiques, où il est prévu une plus forte participation féminine à la nouvelle Assemblée populaire.

A ce propos, l’on se demande s’il faudra s’attendre à voir réellement un grand nombre de femmes candidates sur les listes électorales une fois ouvertes ? En effet, la date des échéances législatives étant fixée pour le 10 mai prochain, les partis politiques ont d’ores et déjà entamé l’élaboration de leurs listes électorales, qui à la faveur du nouveau texte relatif à la représentation de la femme dans les Assemblées élues, devraient comporter plus de femmes candidates à l’APN.

D’ailleurs, le président de la République dans son discours de jeudi dernier a insisté une fois de plus, auprès des partis, sur le fait d’«ouvrir largement la voie aux femmes et aux jeunes qualifiés de manière à enrichir la composante humaine de nos institutions constitutionnelles». Appelant les partis politiques candidats à mettre au point des

«programmes viables et sérieux», à même de «répondre concrètement aux préoccupations des citoyens, à trier et désigner des candidats et candidates capables d’assumer pleinement le mandat parlementaire.» A ce titre, le nouveau texte établit un processus graduel dans les taux de candidatures féminines aux Assemblées élues variant de 20 à 50%.

De ce fait, un taux de 20% a été retenu pour la représentation féminine aux élections de l’APN lorsque le nombre de sièges est égal à 04, un taux de 30% pour un nombre de sièges égal ou supérieur à 05,35% pour 14 sièges et plus, 40% lorsqu’il s’agit de 32 sièges et plus et, enfin, un taux de 50% pour les sièges réservés à la communauté nationale à l’étranger. Il est également écrit dans cette nouvelle loi, que dans le but de préserver les quotas fixés par le texte, que le remplacement des candidats et des membres doit être du même sexe, et afin d’inciter les partis à encourager les candidatures de femmes, l’Etat accorde des aides financières dans ce sens. L’objectif étant de «traduire la volonté politique de l’Etat d’augmenter le taux de participation de la femme dans la prise de décisions politiques et de dynamiser les engagements nationaux et internationaux en matière de lutte contre la discrimination».

De ce fait, avec la promulgation à fin 2011 de la nouvelle loi organique relative à l’élargissement de la représentation des femmes dans les Assemblées élues, et particulièrement l’application de l’article 31 bis de la Constitution amendée en 2008, des mécanismes susceptibles d’éliminer les obstacles qui entravent la participation de la femme dans la vie politique et sa représentation équitable dans les Assemblées élues ont été mis en place. Ceci étant, même si sur le plan législatif, tout a été mis en place pour que les femmes puissent participer à la vie politique du pays, il est clair que le taux de femmes candidates lors des législatives du 10 mai prochain différera en fonction des régions selon qu’elles soient à forte ou à faible densité de la population.

C’est dans ce sens qu’il est beaucoup attendu, pour des raisons purement sociologiques, que les candidates députées sur les différentes listes électorales soient franchement plus présentes dans les grandes villes que dans les zones enclavées du pays. A noter que le taux actuel de représentation de la femme au sein des Assemblées élues est de 30 femmes à l’APN sur un total de 389 députés contre 7 au Conseil de la nation sur un total de 136 membres, désignés par le président de la République.

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