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Procès Yves Bureau : la cour d’assises de Bordeaux diffuse les images du corps démembré d’Edith Muhr

le 12 avril 2013 à 14:22 

Yves-Bureau_articlephotoDepuis le début de la semaine, la cour d’assises de la Gironde à Bordeaux analyse avec minutie les circonstances dans lesquelles une retraitée allemande de 68 ans a perdu la vie. Le prévenu, Yves Bureau, est accusé de meurtre et d’actes de barbarie à son encontre. Il avait été condamné à la perpétuité en septembre 2011 lors d’un premier procès avant de faire appel.

On décrit Yves Bureau, l’accusé, comme étant un « homme sans histoires », un ancien ouvrier œuvrant pour la poudrerie de Bergerac, un père de deux enfants – un garçon et une fille, l’un militaire, l’autre diplômée en Droit-  et un époux aimé de sa famille.

Le même homme qui comparaît depuis lundi devant la cour d’assises de Bordeaux pour le meurtre et le démembrement de la retraitée allemande Edith Muhr, 68 ans au moment des faits, occis le 10 septembre 2009  dans une grange du Verdon (24).  Une femme qu’il aurait croisée quelques minutes avant son assassinat.

Le prévenu n’a cessé de changer de versions tout au long de l’enquête : d’abord un accident de la circulation, ensuite la découverture du corps puis la découverte d’une femme vivante mais nue et à présent, un oubli total des faits mais l’accusation a réussi, lors de chaque audience, à invoquer des éléments qui ont déboulonné ses déclarations fluctuantes.

Mercredi, l’huissier de la cour d’assises a exhibé les instruments qui ont servi à dépecer l’enveloppe corporelle d’Edith Muhr : une scie, un hachoir et deux couteaux.

Peu après, l’un des médecins légistes du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Bordeaux, Larbi Benali, a montré à l’assistance les clichés du massacre : les organes disséqués, le corps privé de ses membres ; une vision d’horreur pour l’ensemble de l’audience.

Selon l’expert, « la découpe est très organisée et spécifique. C’est une volonté de découpe pragmatique. Des organes ont été disséqués. » Bureau aurait usé d’une méthodologie de chasseur, habituellement employée pour le gibier.

En outre, la question de l’amputation du doigt de la victime a longuement été débattue : selon le médecin légiste, il est possible que la victime ait été consciente lorsqu’on lui a sectionné le doigt même si «personne ne peut savoir dans quelles circonstances [l’amputation] a eu lieu, il y a des traces de défense, de lutte… La main a un énorme hématome. Mais vivre et être conscient pendant l’amputation ce n’est pas antinomique », selon le légiste.

La défense nie tout acte de barbarie mais les interrogations subsistent.

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