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La Tchétchénie est accusée de persécuter des homosexuels qui, selon elle, n’existeraient pas

le 12 avril 2017 à 12:40 

On peut imaginer, que les autorités tchétchènes ne seraient pas vraiment favorables au déroulement d’une Gay Pride sur son territoire. Depuis la fin mars, une opération de répression aurait lieu contre les homosexuels, ou des personnes soupçonnées de l’être. Ces informations, révélées dans un premier temps par le quotidien d’opposition russe Novaïa Gasta, ont été relayées par de nombreux autres médias et ONG dans le monde entier.
Ce sont de véritables rafles qui ont lieu, car plus d’une centaine de personnes, des hommes entre 16 et 50 ans, auraient été arrêtés, torturés. Ces personnes, sont détenues dans des « prisons secrètes » du pays, non loin de Grozny, la capitale. « Trois d’entre elles seraient mortes, mais, selon des témoins, il y en aurait beaucoup plus » révèle le Courrier international.
La situation s’est dégradée, et beaucoup refusent désormais de témoigner. La situation des homosexuels dans les Républiques du Caucase du Nord-Est particulièrement difficile. Etre soupçonné d’être homosexuel dans le Caucase du Nord, c’est tout simplement risqué d’être tué. Si quelqu’un qui a été arrêté ou enlevé, car on le soupçonnait d’être homosexuel, il ne peut pas rentrer chez lui, et la seule solution pour lui, c’est de fuir.
Depuis cette vague d’arrestations, la plupart des homosexuels ont fermé leurs comptes sur les réseaux sociaux. Certains ont fui, juste parce qu’ils connaissaient quelqu’un qui a été arrêté, ce qui peut les désigner comme des victimes potentielles. En effet, les détenus seraient torturés et contraints de livrer les noms d’autres homosexuels de leur entourage.
Quand on parle de ces rafles aux représentants des autorités tchétchènes, leurs réactions font encore, plus froid dans le dos. Un porte-parole de la présidence tchétchène, a déclaré, « vous ne pouvez pas arrêter ou réprimer des gens qui n’existent pas dans la République. L’homosexualité n’existe pas ici ». Et d’ajouter, « si ces personnes existaient en Tchétchénie, la loi n’aurait pas à se soucier d’eux, vu que leurs propres parents les auraient déjà envoyés là où ils ne pourraient jamais revenir ».

Crédit photo : fabrice gentile

 

 

 

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