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Santé : Le lien entre Parkinson et les pesticides enfin reconnu

le 12 mai 2012 à 10:09 

Un décret paru vendredi 4 mai 2012, au Journal Officiel reconnaît le lien qui existe entre les pesticides et la maladie de Parkinson. Désormais, cette maladie neurodégénérative sera considérée comme maladie professionnelle.

Le décret, signé par le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire, concerne à la fois les exploitants agricoles et les salariés. C’est une bonne nouvelle pour tous les travailleurs du domaine agricole. Alors que hier François Fillon a rendu la démission de son gouvernement, le ministre Bruno Le Maire a signé vendredi dernier un décret qui va changer beaucoup de choses.

Ce décret fait suite à différentes plaintes d’agriculteurs et différentes manifestations, notamment lors du dernier salon de l’agriculture de Paris. Sous certaines conditions, donc, les malades de Parkinson du secteur agricole pourront faire reconnaître leur maladie comme maladie professionnelle.

Pour qu’elle soit reconnue ainsi, le malade doit justifier au moins 25% d’incapacité, avoir été exposé aux pesticides durant 10 ans minimum et la maladie doit s’être déclarée dans un délai d’un an après l’arrêt de l’exposition. L’examen doit être mené par un spécialiste en neurologie.

« Cette reconnaissance est importante d’un point de vue symbolique, sur le plan psychologique pour les agriculteurs », a relevé Yves Cosset, médecin du travail national adjoint à la Mutualité sociale agricole (MSA).

La prise en charge des malades, y compris ceux qui sont encore en activité ou ceux qui ne peuvent assurer leur travail à 100%, concernera à la fois les soins et les médicaments, ainsi qu’une prise en charge financière en cas de besoin.

D’où le soulagement de Paul François, qui préside l’association Phytho-Victimes : « C’est enfin une reconnaissance, ça va surtout faciliter les démarches pour les utilisateurs de produits phyto-sanitaires, des pesticides. Ça va être beaucoup plus rapide pour eux. Ça ne les fera pas guérir, c’est évident, parce que nous parlons de santé, nous parlons de drame pour certains. Parce que quand vous voyez des gens à 60 ans qui sont quasi dans un fauteuil roulant, c’est catastrophique. Ça va au moins permettre d’avancer sur cette problématique. On ne pourra plus dire maintenant, on ne savait pas ».

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