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Jean-François Copé : L’audience qui a tout chamboulé

le 12 juillet 2011 à 13:22 

En visite de deux jours en Algérie, Jean-François Copé, le secrétaire général de l’UMP, a été reçu, hier après-midi, en audience par le président de la République Abdelaziz Bouteflika. Non prévue, cette audience a chamboulé le programme d’activités de Copé, dont la conférence de presse qu’il devait animer au CCF d’Alger a été annulée.

Arrivé dimanche soir à Alger, Jean-François Copé a regagné l’Hexagone hier en fin de journée, après s’être entretenu avec le président Bouteflika qui l’a reçu en audience. Le secrétaire général de l’UMP, qui, le matin même, ne savait s’il allait être reçu ou pas par le chef de l’Etat, s’est retrouvé contraint de faire faux-bond à la presse à laquelle il avait donné rendez-vous au Centre culturel français à Alger. Au cours de la journée, Jean- François Copé s’est, au cours de deux audiences différentes, entretenu également avec le Premier ministre Ahmed Ouyahia et le président de l’Assemblée populaire nationale Abdelaziz Ziari. Ces entretiens au haut niveau ne pouvaient que porter sur des actualités lancinantes, en sus, bien évidemment, des problématiques liées au partenariat économique et aux échanges commerciaux.

Jean-François Copé est certes venu à Alger pour appuyer les volontés de coopérations affichées de part et d’autre mais aussi pour plaider la cause du candidat de l’UMP à la présidentielle française de 2012, en l’occurrence le président Sarkozy. D’ailleurs, il le dit assez clairement dans un entretien au site électronique TSA : l’UMP est engagée au quotidien pour la réélection de Nicolas Sarkozy. Cela dit, la matinée, au sortir de chez Ouyahia, Copé a eu droit à un accueil traditionnellement réservé aux chefs d’Etat au niveau de l’Ecole nationale supérieure des sciences politiques. Le tapis rouge lui a été déroulé depuis le hall d’entrée de l’école jusqu’à la salle de conférences où il s’est adonné à un exercice plutôt didactique que politique sur «les valeurs de la République dans la mondialisation». Le secrétaire général de l’UMP a estimé que le vieux triptyque liberté, égalité, fraternité ne suffit plus à la définition de la République.

Le pacte, a-t-il suggéré, a besoin d’être enrichi par d’autres valeurs fondatrices, à savoir la sécurité, la justice, l’éducation, la solidarité et enfin la laïcité. Jean-François Copé a saisi, par ailleurs, l’opportunité de discourir face à un public algérien pour s’expliquer sur le débat à forte polémique qu’il avait lancé sur l’identité. Il a avoué que ce fut un échec, du moins pas une réussite telle qu’il l’a souhaitée, parce que, a-t-il justifié, la thématique a été galvaudée, foulée aux pieds alors qu’elle procédait de l’idée «d’assumer les racines et de les porter ensemble». S’agissant de la question du voile intégral, Jean-François Copé a expliqué que son interdiction n’est aucunement une atteinte à la liberté de culte. «La République se vit à visage découvert », a-t-il imagé, ajoutant que la question intègre également un élément de sécurité. Selon lui, les réactions émanaient d’attitudes communautaristes qui se croient exonérées des lois de la République.

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