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Libye : Bruxelles ne croit plus aux armes

le 12 juillet 2011 à 13:29 

Selon Bruxelles, quelques chose de nouveau est perçu dans le ciel de Libye. En dehors des avions de l’Otan, bien évidemment. La politique reprend par ailleurs, selon des gorges profondes ici dans la capitale européenne et siège de l’Alliance atlantique, le dessus sur le militaire. La lecture faite par l’Algérie du dossier libyen paraît de moins en moins inintéressante. Que du contraire !

Accélération à Bruxelles depuis quelques jours du rythme des informations — vérifiées ou non — concernant la situation en Libye. Un élément émerge du lot du flot ininterrompu des nouvelles arrivant des Fronts de la Tripolitaine et de la Cyrénaïque. Le politique reprend le dessus sur le militaire. Ou plus exactement : la coalition occidentale contre Kadhafi et l’Otan consentent à négocier avec Tripoli. La confirmation de cette nouvelle donne est validée par Paris, Rome et aussi, si on prend la peine de lire entre les lignes ou de tamiser les propos par le Conseil national de transition (CNT).

L’opposition libyenne ne dit plus ne pas vouloir dialoguer, comme en début du conflit, mais demande tout simplement le départ de Kadhafi. Si initialement, la tête de Mouammar était exigée, comme trophée, aujourd’hui le ton est plus mesuré. On n’invoque que du bout des lèvres la CPI (Cour pénale internationale) qui a délivré un mandat d’arrêt contre le maître de Tripoli et l’on n’exige plus rien côté Benghazi. L’on répète et souhaite des choses, tout simplement. C’est normal vu le rapport des force actuel. Il est équilibré à tous points de vue. Au plan militaire, Kadhafi contrôle la Tripolitaine et les insurgés la Cyrenaïque. Au plan politique, Tripoli bénéficie des fissures dans le commandement de la chaîne qui dirige l’expédition punitive. Hésitations italiennes, molesse à tout le moins des USA, et pas de grande adhésion mondiale à l’intrusion massive de l’Otan dans l’affaire.

Et pour corser le tout, Paris soupçonne Londres de vouloir lui faire un enfant dans le dos. La Perfide Albion, ça ne serait pas une première dans l’histoire, poussant la France à l’enlisement dans le désert de Libye pour, ensuite, retirer, habilement, ses troupes et s’imposer comme puissance de médiation. Alain Juppé le laisse filtrer de plus en plus ces dernières heures selon des gorges profondes bruxelloises. Ces nouvelles évolutions confortent, c’est certain, la lecture faite par l’Algérie de l’affaire Libye. Quelque chose de nouveau fait son apparition dans le ciel de Tripoli (en dehors des avions de l’Otan, évidemment). Bruxelles, siège de l’Alliance atlantique, paraît sûr de l’affaire.

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