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Egypte: Crise cardiaque et prison pour Moubarak

le 13 avril 2011 à 14:48 

Les événements se sont précipités hier en fin de journée et dans la nuit avec les annonces de l’interrogatoire du Raïs déchu, de son hospitalisation suite à une attaque cardiaque, de son emprisonnement et celui de ses deux fils.

Le procureur général, Abdel Maguid Mahmoud, a ordonné la mise en détention, pour 15 jours, de l’ancien Président, Hosni Moubarak et ses deux fils, dans le cadre de l’enquête sur l’usage de la violence contre les manifestants pendant le soulèvement de janvier et février, a indiqué le porte-parole dans un communiqué mis en ligne sur une page Facebook du parquet.

Le porte-parole a, par ailleurs, indiqué que le ministre de l’Intérieur, Mansour Al-Issaoui, avait informé le procureur général que l’interrogatoire de l’ancien Président et de ses fils n’avait pu être mené au Caire «pour des raisons de sécurité». Il a ajouté que «des raisons de santé» avaient nécessité le transport de M. Moubarak à l’hôpital de Charm el-Cheikh, précisant que son interrogatoire se poursuivrait dans cet établissement.

L’ex-Président a été admis à l’hôpital à 17h 00 locales (15h 00 GMT). La télévision d’Etat a rapporté qu’il avait refusé de manger et de boire depuis qu’il avait appris, hier matin, qu’il allait être interrogé. Une source des services de sécurité avait indiqué plus tôt que les fils de M. Moubarak étaient en route pour la prison de Tora, au Caire, depuis Charm el-Cheikh. Avant la révolte, Gamal Moubarak était considéré comme le successeur désigné de son père.

L’ex-Président, en résidence surveillée dans cette station balnéaire sur la mer Rouge après sa démission, a commencé à être interrogé, hier, et a été victime d’une crise cardiaque durant l’interrogatoire, ce qui a nécessité son hospitalisation. Il a dû être été placé en soins intensifs, selon l’agence officielle égyptienne Mena. La télévision d’Etat avait annoncé plus tôt ce mercredi, que ses deux fils avaient été placés en détention pour 15 jours dans le cadre de l’enquête sur l’usage de la violence contre les manifestants pendant le soulèvement de janvier et février.

La justice avait annoncé dimanche qu’il serait convoqué, ainsi que ses deux fils, pour répondre de l’usage de la violence contre les manifestants lors du soulèvement. Ils doivent aussi être interrogés sur des accusations concernant «l’utilisation de l’argent public» dans le cadre d’opérations anti-corruption en cours visant l’ancien régime. Ils risquent tous les trois d’être arrêtés s’ils ne coopéraient pas, avait prévenu le ministre de l’Intérieur. Le ministre de la Justice a expliqué à la Mena que l’interrogatoire d’Alaa et Gamal Moubarak concernait les violences et que les questions sur les malversations financières dépendaient d’un autre département.

Dimanche, le Président déchu était sorti de son silence pour la première fois en deux mois pour défendre son «intégrité» et récuser les accusations de malversations, se disant victime d’une «campagne de diffamation», dans une allocution sonore diffusée par la chaîne Al-Arabiya. Sa convocation ne préjuge pas d’un procès, mais constitue un premier pas qui pourrait y conduire. Le pouvoir militaire, à qui M. Moubarak a cédé la place, a également bloqué les fonds de M. Moubarak en Egypte et engagé des démarches pour geler les avoirs qu’il pourrait détenir à l’étranger.

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