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La ligue juive attaque le film Gaza-Strophe à Paris

le 13 avril 2011 à 8:10 

Décidément, le film Gaza-Strophe, Palestine des réalisateurs égyptien Samir Abdallah et algérien Khéridine Mabrouk, n’en finit pas de subir les affres de la censure, depuis l’annonce de sa programmation en France.

Comme pour Hors-la-loi en 2010, la projection de ce documentaire qui reprend les témoignages des Ghazaouis peu de temps après l’opération «Plomb durci», menée par l’armée du régime israélien, a fait l’objet de plusieurs perturbations dans des salles parisiennes par des militants pro-israéliens. Depuis plus d’un an, la diffusion du documentaire, dans les cinémas et à la télévision, a rencontré de nombreux obstacles. A l’occasion de cette diffusion dans une salle de cinéma parisienne, les organisateurs avaient accroché un drapeau palestinien, qui a été arraché par ces militants pro-israéliens, au Péniche Cinéma. Une vingtaine de membres se disant de la Ligue de défense juive ont menacé le cinéma Saint-Michel (Paris 5e) à cause de la diffusion du documentaire Gaza-Strophe, Palestine.

Le groupe a essayé d’enfermer le projectionniste et l’ouvreuse, espérant ainsi interrompre la séance. Ils ont résisté, prévenu la police et le groupe s’est volatilisé. Selon le cinéma Saint-Michel, le projectionniste aurait été frappé et ils auraient promis de brûler le cinéma. Ils ont aussi collé des autocollants de la LDJ et jeté des tracts haineux. Avant même le début de la projection, plusieurs policiers se trouvaient sur place afin d’empêcher la venue de militants de la Ligue de défense juive et d’éviter tout dérapage violent. La semaine dernière, une autre projection avait déjà été perturbée.

Peter Ustinov: «Les juifs nous ont donné Jésus-Christ et Karl Marx, et ils se sont payé le luxe de ne suivre ni l’un ni l’autre.»

Cette nouvelle censure se passe à Ris Orangis dans l’Essonne où un débat avec le réalisateur Samir Abdallah a été annulé sur demande du représentant du Crif, appuyée par le député maire socialiste Manuel Valls. 200 personnes ont cependant assisté à la projection du film Gaza’Strophe. Sur le plan médiatique, aucune télévision française n’a évoqué cette censure délibérée d’un documentaire franco-algéro-égyptien, mieux encore, on tente par tous les moyens d’empêcher sa diffusion sur la télévision française. En février 2010, déjà, l’ambassade d’Israël avait convoqué le directeur des programmes de France Ô, Luc Laventurier, pour empêcher que le documentaire ne soit diffusé sur la chaîne publique.

Le lendemain de cette convocation, la rédaction de France Ô, submergée par les mails réclamant le maintien de la diffusion du film, décide finalement de ne pas le déprogrammer. Plus récemment, en mars 2011, c’est un débat censé suivre la projection du film qui a été supprimé par les responsables du cinéma d’arts et d’essais de la ville, qui est en même temps le président de la communauté d’agglomération d’Evry, le socialiste Manuel Valls. Un collectif de 32 associations a adressé une lettre à Manuel Valls pour connaître les «vraies raisons» de cette interdiction. Il n’a pas reçu de réponse pour le moment. Le 18 mars dernier, à Versailles, la projection du film a été supprimée au cinéma le Roxane. Sorti le 16 mars, le film a reçu le Grand prix du jury au Festival du film d’histoire de Pessac l’an dernier ainsi que d’autres prix dans les festivals de Marseille, Barcelone et Cagliari.

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Une réponse à “La ligue juive attaque le film Gaza-Strophe à Paris”

  1. Palestinophile 15 avril 2011 21:55

    Ben Gourion lui-même a déclaré : « « Si j’étais un leader arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C’est normal; nous avons pris leur pays. Il est vrai que Dieu nous l’a promise, mais comment cela pourrait-il les concerner ? Notre dieu n’est pas le leur. Il y a eu l’antisémitisme, les Nazis, Hitler, Auschwitz, mais était-ce leur faute ? Ils ne voient qu’une seule chose : nous sommes venus et nous avons volé leurs terres. Pourquoi devraient-ils accepter cela ? » ( Ben Gourion cité par Nahum Goldmann dans « Le Paradoxe Juif », page 121 et page 99 dans la version anglaise The Jewish Paradox, trans. Steve Cox (Grosset and Dunlap, 1978)

    Le volé n’a pas à partager avec le voleur. L’héritier du volé n’a pas à partager avec l’héritier du voleur. Même si ce dernier a fait fructifier le bien volé qui doit être rendu avec le fruit en compensation insuffisante du préjudice subi.

    Il n’y a prescription ni des meurtres, ni des vols, ni des expulsions.

    En fait les Palestiniens patriotes n’ont pas besoin de « paix » (puisqu’il n’y a pas guerre avec armées face à face), mais de Justice élémentaire. La « tranquillité » leur sera alors donnée par surcroît de la Méditerranée au Jourdain pour le moins, en compagnie d’ex-Juifs israéliens non racistes ou repentis ayant pris une carte d’identité palestinienne dans un Etat unique souverain, démocratique, non confessionnel, d’une taille indispensable pour être environnementalement et économiquement viable.

    Les (ir)réalistes ne sont pas ceux qu’on penserait. Une « paix » injuste ne dure pas. Une preuve ? En supposant – naïvement ? – qu’ils veulent vraiment leur version de la « paix », les sionistes racistes exigent de garder, non seulement le mur, mais une bande de terre israélienne le long du Jourdain. Ce serait donc qu’ils craindraient toujours des « terroristes » après « leur » paix.

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