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Des nouveaux leaders pour l’Afrique de demain

le 13 juin 2014 à 9:50 

Leaders afrique'Le développement africain dans l’économie du 21ème siècle montre un continent qui reste encore inégalitaire. Récemment, le Directeur Général de Balancing Act, Russell Southwood, affirmait que « 50 pays africains manqueront la transition numérique de juin 2015 ». Mais au-delà de ce constat passéiste, le continent conserve de grandes espérances portées notamment par les nouvelles figures du continent. Paul Van Haver (Stromae), Richard Attias, et Thierry Mbepgue font entendre chacun leur petite musique pour l’avenir de l’Afrique, avec le même refrain, celui du panafricanisme.

L’Afrique une terre de jeunesse :

De nombreux organismes internationaux viennent aujourd’hui attester des progrès et de l’intégration de la rive sud de la mer Méditerranée dans l’économie mondiale. Pourtant, la question du chômage reste un sujet sensible, tandis que chaque année plus de 12 millions de jeunes entrent sur le marché du travail. Face à cette situation qui risque de s’aggraver avant que la transition démographique opère, le jeune chanteur belgo-rwandais, Paul Van Haver, reste confiant dans le potentiel de sa génération : «  je ne suis pas un messie venu redonner l’espoir. La jeunesse d’Afrique – terme extraordinairement réducteur – n’a pas besoin de mes leçons pour croire en elle ». Pour résoudre les défis auxquels seront confrontés les Africains, Stromae plaide pour une plus grande solidarité entre les peuples, comme une résurgence de sa double culture…

Une période contemporaine marquée par un développement à deux vitesses

Pendant que le FMI et la Banque Mondiale dressent des perspectives toujours plus florissantes pour l’économie africaine, certains pays restés en marge de la croissance,  sont préoccupés par les situations de grande pauvreté de leurs populations. A l’instar du reste du monde, l’Afrique continue d’être très inégalitaire, cependant l’ouverture dont elle a su faire preuve au cours des dernières années la sort petit à petit de son isolement. A l’occasion du troisième New-York Forum Africa, son fondateur franco-marocain Richard Attias martèle, « le Gabon doit être ouvert. (…) Ce n’est donc pas en isolant votre pays que vous allez l’aider à être ouvert et à être dans le concert des nations ». Sur une longue période (les trois dernières décennies), on constate en effet que le continent tout entier a profité de la mondialisation et de la croissance des échanges internationaux.

La solution de l’unité privilégiée par les Africains

Autre sujet qui montre que le mouvement du panafricanisme commence à faire des émules, de nombreux responsables au sein de l’Union Africaine militent pour une intégration plus poussée du continent. Sur les dossiers du Mali et de la Centrafrique, des instances interrégionales prennent peu à peu la main.  Thierry Mbepgue, président fondateur du Mouvement Africain pour la Libération du Continent (MALCON), expliquait ainsi qu’il est « très important pour nous Africains de mettre sur pied une nouvelle forme de coopération qui va impliquer le respect de la personne humaine et la souveraineté des Etats africains ». Un témoignage qui ne laisse plus de doute sur le fait que le peuple africain ressent dans la mondialisation d’aujourd’hui plus que jamais, un sentiment d’appartenance à une communauté de destin qui est en train de prendre toute sa place dans la vie de notre planète…

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