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Le métier d’enseignant n’a plus le vent en poupe

le 15 juillet 2012 à 9:34 

Alors que Vincent Peillon annonçait récemment la création de postes supplémentaires pour la rentrée 2012, il semble qu’il soit de plus en plus difficile de trouver des personnes voulant remplir les missions de professeur. Une profonde crise de vocation que met en exergue les 706 postes restés vacants à l’issu du Capes.

Sur les 4848 postes ouverts au Capes interne cette année, on compte seulement 4142 reçus, soit 14, 6 % de postes encore à pourvoir, essentiellement à cause d’un déficit  de candidats. Les matières les plus boudées sont les mathématiques avec 298 postes non pourvus, l’anglais avec un manque de 131 lauréats et les lettres classiques avec 95 postes non pourvus. Parmi  les disciplines peu en vogue chez les étudiants, se trouvent également les lettres modernes, la musique, l’allemand et la documentation.

Une situation préoccupante dont l’Education Nationale entend tirer les conséquences : « Nous allons faire l’analyse de cette désaffection. Il me semble que la diminution du nombre de candidats a suivi, en décalé, la baisse du nombre de places ouvertes au concours » explique Catherine Gaudy, directrice générale des ressources humaines des ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur. Par ailleurs, on évoque la réforme de la  mastérisation qui a relevé au master (bac + 5) le niveau requis pour être professeur, afin d’expliquer ce manque de candidats. Faut-il alors voir dans ces tentatives d’explication, une manière de cacher le fait que le métier d’enseignant ne fait plus rêver dans notre société ?

Quoi qu’il en soit, pour combler ce déficit, Vincent Peillon a annoncé qu’il  recrutera des candidats admissibles à l’agrégation pour pourvoir 280 postes d’enseignants dans le secondaire. Pour le reste, l’Education Nationale aura recours à des contractuels pour remplir le taux d’enseignants requis, cherchant notamment du côté des ingénieurs pour recruter des professeurs de mathématiques.

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Une réponse à “Le métier d’enseignant n’a plus le vent en poupe”

  1. Liloo94 16 juillet 2012 00:18

    La question n’est pas celle du master… c’est peut être la seule bonne mesure qui a été prise par la droite sur l’enseignement car elle revalorise le métier …
    La question est celle des conditions de travail de l’enseignant : un clientélisme certain envers les parents et envers le rectorat, des manques de respect permanents de la part des pouvoirs en place qui sous-entendent en permanence que les profs ne travaillent pas assez voire qu’ils ne travaillent que 18h ce qui est une absurdité totale puisque les profs travaillent entre 50h et 60h par semaines avec un salaire très bas : des travaux administratifs pour les professeurs toujours plus nombreux + des programmes qui changent tout le temps avec des préparations de cours longues + heures de cours + heures de rencontre des parents + journées pédagogiques + corrections de cours … les 3/4 des profs travaillent et le soir et le week end s’ils veulent tout faire correctement sans négliger les enfants … et tout cela pour être méprisé et recevoir un salaire très bas … je rappelle au passage que toutes ces heures de travail ne sont même pas récupérées en RTT puisque les profs ne sont pas payés pendant les vacances d’été… ils sont payés 10 mois répartis sur 12 mois, ce qui est totalement honteux … il suffit d’entendre gronder les salles de profs … c’est le seul endroit où vous trouverez des profs qui votent UMP, centristes, PS et extrême gauche d’accord entre eux … les conditions de travail des professeurs ne sont simplement pas décentes et ça se sait !
    De même, s’il est vrai que quand on est jeune prof comme moi on a encore la pèche pour faire les 55 heures de boulot sans rechigner, je comprends sincèrement les profs qui ne font que 18h voire 22h maxi car à force d’entendre qu’ils ne font que 18h de travail depuis des années et limite qu’ils sont feignants ou privilégiés alors que c’est n’importe quoi, ils ont fini par coller aux attentes….. Alors oui, la blague préférée du prof, c’est de dire qu’on ne fait clairement pas ce métier pour l’argent … alors ok tout prof fait cela par passion et amour du métier, mais si les conditions étaient plus décentes, l’éducation des enfants n’en serait que meilleure … et il y aurait sûrement davantage de vocations …

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