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Crise libyenne : La solution politique dans l’impasse

le 16 avril 2011 à 12:13 

La Ligue arabe, les Nations unies, l’Union européenne, l’Union africaine et l’Organisation de la conférence islamique préconisent, au lendemain de la conférence de Doha du groupe de contact, une solution politique à la crise libyenne.

Amr Moussa, Ban Ki-moon, Catherine Ashton, Jean Ping et Ekmeleddin Ihsanoglu qui se sont retrouvés jeudi au siège de la Ligue arabe au Caire pour «examiner les issues politiques à la crise libyenne et conjuguer leurs efforts», appellent à «l’arrêt des hostilités et au respect des droits de l’homme». Deux points clés de la «feuille de route» de l’Union africaine qui jouit depuis quelques jours d’un consensus arabe, européen et islamique.

«Pour résoudre la crise» dans le respect des résolutions du Conseil de sécurité d’abord, assurer la liberté et la démocratie au peuple libyen» ensuite, affirment les dirigeants des cinq organisations internationales. Mouammar Kadhafi qui a perdu toute légitimité doit s’en aller «immédiatement», ajoutent-ils en mettant en garde la communauté internationale contre tout atermoiement ou approche qui pourrait conduire à la division de la Libye.

La rencontre internationale du Caire est arrivée aux mêmes conclusions que celle du groupe de contact à Doha : la crise libyenne est née de la gestion politique Kadhafi et le lancement du processus politique pour la résoudre ne pourrait être lancé avec le dirigeant libyen. L’attachement de Tripoli à une solution pacifique réitéré jeudi ne semble pas convaincre trop de monde. Y compris l’Union africaine qui aurait suggéré à Kadhafi de se retirer et de déléguer des représentants au dialogue national. «Après le cessez-le-feu, nous suggérons un dialogue global n’excluant aucune partie, une période transitoire au cours de laquelle le peuple libyen choisira lui-même ses dirigeants», explique Noureddine Mezni, porte-parole de M. Ping, précisant que parmi les idées discutées, le «déploiement d’une force internationale d’interposition».

L’Otan qui «va poursuivre» ses opérations militaires, pose trois conditions avant la mise en place d’un cessez-le-feu : l’arrêt des attaques contre les civils, le retour des militaires dans leurs casernes et leur retrait des villes dans lesquelles ils sont déployés, telles que Misrata, Brega ou Ajdabiya. Barack Obama, Nicolas Sarkozy et David Cameron jugent dans une tribune commune publiée hier dans plusieurs journaux «impossible d’imaginer que la Libye ait un avenir avec Kadhafi». «Il ne s’agit pas d’évincer Kadhafi par la force. Mais il est impossible d’imaginer que la Libye ait un avenir avec Kadhafi (…) il est impensable que quelqu’un qui a voulu massacrer son peuple joue un rôle dans le futur gouvernement libyen», affirment les trois dirigeants. L’Alliance atlantique et l’Union européenne qui se sont retrouvées hier après-midi à Bruxelles pour une rencontre informelle, veulent elles aussi la chute de Kadhafi, même si cette exigence sort de la résolution 1973. Elles préparent une mission humanitaire en Libye.

Toute «approche des territoires libyens sous couvert de mission humanitaire ferait face à une résistance farouche», prévient Tripoli. Selon les analystes, l’Alliance pourrait profiter du transfert des aides en Libye pour engager une intervention terrestre «militaro-humanitaire». Les pays du Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) sont inquiets.

Ils demandent à l’Otan qui «outrepasse le mandat de l’ONU, dans un certain nombre de cas», dixit le ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov, de mettre fin à ses raids. Comme l’Union africaine, ils insistent sur «une solution politique».

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